Le making-of
Tout est dans les détails.
On voulait remplacer les images fixes du direct par un personnage qui vit à l'antenne : TheSlumdogeMillionaire, un shiba inu en costume rayé, qui parle avec une voix de synthèse, rit, fume le cigare et salue le tchat entre deux phrases. Au départ, il y avait treize images générées. Sont arrivés ensuite un sculpt de la tête et du buste, un fichier de patte, une montre et un pantalon.
On a tout construit sans toucher une souris. D'abord dans Blender, piloté par des scripts, chaque version rendue sous l'angle des images pour leur être comparée. Puis dans une page three.js qui tourne en direct dans l'overlay, sur un banc d'essai où des sondes mesurent ce que l'œil rate, comme la distance entre une griffe et une joue. Le résultat tient dans cette page : quatorze chapitres, du premier volume gris au bureau de verre et d'acier, puis ce qu'il a gagné une fois à l'antenne, pendant ses premiers directs : des postures, des gestes, un salon de jour, et un clavier sur lequel il tape pour de vrai.
Les heures de cette page ne sont pas celles d'une horloge. Tout se place sur l'axe des heures de travail de l'IA, de 0 à 88,5 h, attentes exclues : « vers 40 h » veut dire après quarante heures de ce travail.
Quatorze chapitres, pièce par pièce.
01La tête11,3 h · 4 étapes
02Les yeux≈ 1,0 h · 4 étapes
03Les oreilles≈ 4,9 h · 5 étapes
04Le museau et la truffe3,0 h · 2 étapes
05La gueule et les dents3,1 h · 3 étapes
06La fourrure et les couleurs6,1 h · 3 étapes
07Le costume≈ 10,5 h · 8 étapes
08Les bras3,8 h · 6 étapes
09Les pattes≈ 9,2 h · 7 étapes
10La montre, le verre et le cigare≈ 4,6 h · 12 étapes
11Le clavier6,8 h · 3 étapes
12L'animation et la voix≈ 5,8 h · 15 étapes
13Les décors et le corps assis≈ 11,5 h · 11 étapes
14Le banc et l'outillage≈ 6,9 h · 18 étapes
Où est passé le temps
Chaque chapitre avec le temps passé. Réparti sur cinq chapitres (la tête, les yeux, les oreilles, le museau, la gueule), le visage prend 26,4 % du temps, loin devant tout le reste : viennent ensuite les décors et le corps assis (13,0 %) et le costume (11,8 %).
Le visage, cinq chapitres réunis≈ 23,4 h · 26,4 %
Sur l'axe du travail
Chaque trait est une étape ; un clic mène à son récit.
Chapitre 1
La tête
Où il en est
La tête repose sur le sculpt fourni, repris à 22,9 h de travail et remaillé de façon symétrique. Avant lui, elle venait d'un volume ajusté sur six silhouettes, à 93,5 % de recouvrement. La bouche n'est pas creusée : elle est découpée dans le maillage, le long de la ligne des lèvres.
Ce chapitre range aussi la longue passe qui a touché tout le visage d'une version à l'autre, entre 11,2 et 17,8 h de travail.
Limites connues
- La tête reste un peu moins ronde que sur les images de référence.
De face, d'une version à l'autre
- v4 · 5,7 h
- v6 · 9,3 h
- v7 · 11,0 h
- v9.2 · 17,8 h
- v10 · 20,0 h, non publiée
- v11 · 22,7 h, sur le sculpt
- banc · 28,8 h
- état final · 88,5 h
Comment on y est arrivé
vers 0,0 hCaler un volume sur des silhouettes53 min1,0 %3msg9itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Aucune géométrie, seulement des images qui ne s'accordent pas entre elles.
Ce qui a été fait
Silhouettes détourées sur le fond gris, points clés placés (un œil corrigé à la main), une caméra par image, puis une tête décrite par des formes simples (ellipsoïdes, cônes arrondis, une boîte pour le museau, deux oreilles aplaties) dont un programme règle les dimensions pour épouser les six contours à la fois.
Le premier volume, réglé à la main, recouvre les contours à 71 % de profil et 87 % de face. L'ajustement automatique fait bouger ensemble la forme, les six caméras et la pose des oreilles sur chaque image : 76 % au départ, 91 % à la 55e itération, 95,3 % à la fin.
vers 1,3 hUne tête qu'on peut animer1,0 h1,2 %2msg18itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Une forme lisse ne s'anime pas : il faut un maillage régulier, une vraie ouverture de gueule, des yeux dans des orbites, un squelette.
Ce qui a été fait
Yeux, truffe, lèvres et paupières placés sur les images ; tête refermée puis remaillée en 13 506 quadrilatères ; bouche découpée dans le maillage ; mâchoire articulée là où elle l'est sur un crâne de chien, à l'articulation temporo-mandibulaire.
vers 11,2 hUne passe de six heures sur tout le visage6,7 h7,5 %1msg98itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Oreilles pas encore au niveau du modèle dans toutes les poses, bords de lèvres crème au lieu de foncés, peau qui ne tombait pas sur les côtés du museau, truffe fondue dans le poil, yeux pas assez réels, pas de bourrelets dans la fourrure, pas de col de poil épais.
Ce qui a été fait
Quatre versions publiées sans interruption : v8 à 14,9 h, v9 à 16,3 h, v9.1 à 17,0 h, v9.2 à 17,7 h de travail, chacune avec sa planche de comparaison.
Oreilles en avion. Sur l'image, la base de l'oreille glisse d'environ 0,6 unité vers le bas, le long du crâne. Une rotation autour de la jonction ne sait pas faire ça. Un os de glissement a été ajouté sous chaque oreille, centré sur la courbure du crâne. Son ajout a décalé la numérotation des os dans le fichier exporté, parce que l'exportateur les range en profondeur puis par nom ; la fourrure, qui repérait les os des oreilles par numéro, les repère maintenant par nom.
Sourire. Au sourire complet, un rabat de peau claire apparaissait au coin de la bouche. Le déplacement était projeté sur des plans tangents qui tournent vite à cet endroit, avec une distance mesurée le long des arêtes deux à quatre fois trop grande au bout de la découpe. Avec des normales lissées sur cent passes et une distance à vol d'oiseau, on passe de 28 faces pliées à une seule.
Une tête noire. Une reconstruction est sortie noire aux deux tiers. Un îlot de peau qu'aucune image ne voyait, sans voisin coloré, rendait le calcul de remplissage singulier, et une seule valeur manquante contamine tout le système. Un garde-fou bloque désormais l'écriture si une couleur manque.
Yeux. Liseré deux fois plus fin, pupille fondue, iris éclairé par-dessous, et une boîte à lumière dans l'environnement pour que la cornée et la truffe renvoient un reflet en forme de fenêtre au lieu d'un point.
Lèvres. Rentrer la lèvre du bas sous celle du haut pour la faire tomber ouvrait la bouche au repos, dents et rose visibles par la fente. Le surplomb est revenu sous forme d'ombre. La ligne des lèvres a été retracée à partir de la vue de trois-quarts, qui n'avait jamais servi : relancée sur la surface, elle montrait un trait qui plongeait vers l'arrière et donnait un air boudeur.
Détails. Un col de poil en relief, des bourrelets orientés en travers du poil (sinon on obtient des pommelures), des points de follicules sur les coussinets des moustaches, des moustaches surtout foncées, une lumière principale plus latérale pour modeler les joues.
vers 20,2 hChanger de base pour le sculpt fourni2,8 h3,1 %3msg51itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Des proportions justes pour les joues, la bouche, le cou et les oreilles, que les images seules ne donnaient pas.
Ce qui a été fait
Cinq sculpts fournis en .glb : buste neutre en costume, oreilles en avion, gueule ouverte, truffe, langue, environ un million de sommets chacun, textures 8K. Le buste neutre devient la base de la tête ; oreilles, yeux, squelette, muscles et fourrure restent ceux du pipeline.
Le sculpt a été calé sur les silhouettes, avec 87,6 % de recouvrement moyen. Ce calage avait introduit 2,6° de lacet ; comme le sculpt est presque parfaitement symétrique, son plan de symétrie a été reposé exactement au centre. Ensuite : costume retiré à la couleur, bord du col nettoyé, cou prolongé vers le bas, oreilles du sculpt effacées en reprojetant la peau sur le crâne de l'ancienne tête. Un simple bouchage laissait des dômes d'ours à leur place, qui auraient rempli les coques des nouvelles oreilles.
Le volume a été converti en grille de distances signée, symétrisée, et calculée seulement près de la surface : 22 secondes au lieu de vingt minutes.
Pour les lèvres, la mesure a remis les choses en place. Le pli du sculpt ne fait que 0,02 à 0,03 unité et meurt au remaillage. Le trait épais des images n'est de toute façon pas un relief : c'est le poil de la babine du haut qui surplombe, et sous lui la lèvre du bas, noire et dans l'ombre, forme une bande qui s'épaissit vers le coin. Cette bande est maintenant peinte au pixel par le shader. En couleurs de sommets, elle sortait en dents de scie.
Les couleurs sont d'abord lues sur les images ; la texture du sculpt ne sert qu'aux zones qu'aucune image ne voit, parce qu'elle blanchissait la face. Sur cette nouvelle base, les yeux sortaient 35 % trop grands et trop ronds, et ont été réduits.
1 soutenu 3 intenses
Chapitre 2
Les yeux
Où il en est
Des yeux en amande, enfoncés dans l'orbite, sans arête autour de la paupière, avec deux taches sombres au coin intérieur et au coin extérieur. Écarquillés, ils montrent le blanc ; dans la stupeur, l'iris rétrécit de 12 %, cerclé d'un limbe sombre, avec un point de lumière net sur la cornée. Les moues les plissent (méfiant, blasé) ou les ouvrent (aux aguets, ouh). Ils mènent aussi le regard : un coup d'œil vers l'écran du tchat à chaque message, le cadran de la montre avant que la tête ne suive, l'écran plutôt que le clavier quand il tape.
L'œil, d'une version à l'autre
- 3,0 h · liseré épais
- 15,2 h · liseré affiné, reflet
- 28,8 h · sur le sculpt, coin noirci
- 29,2 h · paupière reposée
- état final
Comment on y est arrivé
vers 28,6 hL'arête autour des yeux43 min0,8 %4msg7itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Une démarcation nette faisait le tour de l'œil, comme si deux couches de peau se rencontraient. Elle restait visible même avec la fourrure à zéro, et ce chien-là n'a pas l'orbite aussi creusée.
Ce qui a été fait
Les deuxième et troisième anneaux de paupière sont reposés sur la pente qui va du bord de la paupière à la peau, en tournant autour du centre du globe. L'ombre d'orbite passe en fondu, de 0,26 au bord à 0,03 sur la peau, au lieu de s'arrêter net.
vers 43,9 hLe blanc des yeux dans la surprise5 min0,1 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Dans la surprise, les yeux ne montraient pas de blanc.
Ce qui a été fait
L'iris se resserre de 28 % et la pupille de 22 % quand les yeux s'écarquillent. L'œil neutre ne change pas.
vers 48,7 hUn iris plus petit, un reflet net≈ 8 min0,2 %2msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Dans la stupeur, l'iris était trop clair et trop grand, sans reflet net.
Ce qui a été fait
Un point de lumière sur la cornée, un limbe sombre, l'iris réduit en deux temps jusqu'à −40 %, la pupille à −16 %.
vers 49,5 hUne tache au coin extérieur de l'œil4 min0,1 %1msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le coin extérieur de l'œil n'avait pas la tache noire du coin intérieur.
Ce qui a été fait
Une tache effilée, essayée à 0,07 puis retenue à 0,10 de longueur.
3 rapides 1 soutenu
Chapitre 3
Les oreilles
Où il en est
Des coques bombées au bord roux épais. Dedans, un duvet crème peigné vers la pointe, plus long en bas et sur les côtés, laisse voir la peau taupe au centre, plus sombre vers le conduit. Les oreilles se couchent en avion en glissant le long du crâne, et se dressent au début des phrases.
L'oreille, d'une version à l'autre
- 11,0 h · coque bombée
- 16,6 h · creux sombre
- 26,8 h · sur le sculpt
- 28,8 h · mèches fines
- 29,5 h · mèches crème
- 71,4 h · duvet
- état final
Comment on y est arrivé
vers 0,9 hDes oreilles qui tombaient vers le ciel27 min0,5 %2msg2itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Les oreilles devaient pouvoir pivoter de dressées à couchées sur les côtés, comme sur l'image aux oreilles en avion. La première animation les couchait bien, mais le creux tourné vers le haut.
Ce qui a été fait
Une contrainte explicite sur la direction du creux : vers l'avant et vers le bas. Le premier essai les mettait de chant, il a fallu ajouter la composante vers l'avant.
vers 9,3 hYeux en amande, oreilles en coque1,9 h2,1 %5msg28itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Les yeux semblaient sortir de leurs orbites, là où les images montrent des contours en amande. Une traînée blanche montait du front jusque dans les oreilles. Les oreilles, plates, auraient dû être fines, bombées, creusées au point de garder une ombre, avec un bord roux et du blanc seulement à l'intérieur.
Ce qui a été fait
Yeux enfoncés, contour en amande légèrement incliné vers l'extérieur. Oreille refaite en coque fine et courbe, avec une ombre calculée dans le creux et des couleurs qui suivent la géométrie de l'oreille au lieu de celle du crâne.
La coque fine a déclenché une série de pannes. Le remailleur refusait l'oreille avec un message sur les normales, alors que la vraie cause était des arêtes plus courtes qu'un dix-millième. Une fois l'oreille passée, quatre nouveaux défauts se voyaient en la faisant pivoter : un rebord qui se soulevait au-dessus du crâne, l'oreille décollée sur les bords, la texture du haut de la tête qui s'étirait, un bord latéral froissé.
vers 26,8 hMèches d'oreille, moustaches, coins des yeux1,8 h2,0 %12msg36itér.Intense
Ce qui n'allait pas
De longs poils clairs dans les oreilles, partant du bord intérieur pour balayer le creux sombre. Des poils presque noirs sous la truffe, en dégradé jusqu'à la base des moustaches. Des coins d'yeux côté nez pointus et noircis. Des moustaches un peu tombantes, avec deux ou trois plus fines dans la tache claire des sourcils et deux au menton.
Ce qui a été fait
Moustaches, coins des yeux et dessous de truffe en place. Les mèches d'oreille ont connu cinq états : une touffe rousse à la base, une mousse déchirée, des mèches d'un seul côté, des brins fins sur toute la surface intérieure, enfin cinq brins par implantation, plus épais et plus courts.
Le coin noir de l'œil n'avait d'abord touché aucun sommet : la peau ne commence qu'après les cinq anneaux de paupière, à 0,12 unité du coin, et la pointe dessinée était plus fine que la trame. Il est maintenant posé sur les anneaux eux-mêmes.
vers 47,9 hDes oreilles moins roses≈ 5 min0,1 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
De face, on regarde droit contre la lumière arrière, et toute l'oreille rosissait.
Ce qui a été fait
Translucidité divisée par trois, teinte moins rouge, effet concentré sur les bords.
vers 70,7 h · v96 → v96cUn duvet dans les oreilles≈ 43 min0,8 %13msg15itér.Intense
Ce qui n'allait pas
L'intérieur des oreilles était un tapis de brins blancs tracés en lignes, uniforme et plat.
Ce qui a été fait
Le modèle, ce sont désormais des photos de vraies oreilles de chien : un bord roux épais, un duvet crème fin peigné vers la pointe le long des bords, la peau taupe visible au centre, plus sombre vers le conduit. Le masque du creux est calculé au chargement, sur le plan de chaque oreille. Les longs poils crème reviennent ensuite, en bas et sur les côtés seulement, de plus en plus courts vers la pointe, sans rien au milieu du bas. La bande brune à la base, qui était du pelage de la tête, laisse place au crème.
1 rapide 1 soutenu 3 intenses
Chapitre 4
Le museau et la truffe
Où il en est
Une truffe mate au grain de cuir, au contour régularisé, sans ailes sur les flancs. Des moustaches plantées dans des follicules, dont le redressement et la retombée se règlent pour les quatre groupes à la fois.
Le museau, d'une version à l'autre
- 3,0 h · museau tronqué
- 17,6 h · trait noir net
- 20,0 h · bourrelets, l'impasse
- 27,4 h · sur le sculpt
- 28,8 h · truffe au grain de cuir
- 31,1 h · contour régularisé
- état final
Comment on y est arrivé
vers 2,4 hMuseau, truffe et premiers yeux1,4 h1,6 %5msg17itér.Intense
Ce qui n'allait pas
La truffe dépassait franchement et le museau finissait en pointe, là où les images montrent un coin tronqué dont la truffe fait l'angle sans dépasser. Les commissures devaient pouvoir remonter loin pour le rire, et les yeux méritaient plus de soin que le reste.
Ce qui a été fait
Un ajustement du museau avec des bornes dures sur sa largeur, son arrondi et l'avancée de la truffe. Des yeux en globes, sur le modèle de ceux dessinés pour les PNG du direct, avec des paupières qui glissent dessus.
Laissées libres, les silhouettes refont toujours une pointe terminée par une boule. Les bornes du museau sont des choix de dessin mis en chiffres. Les yeux, eux, savent fermer, s'écarquiller, se plisser, rester mi-clos, froncer, et le regard suit le curseur.
En fin d'étape, trois défauts sont apparus dans la visionneuse : une mâchoire du bas triangulaire et crénelée, alors qu'elle doit arriver en U jusque sous la truffe ; des yeux trop petits ; un contour de truffe qui donnait l'impression qu'elle était posée sous une coquille d'œuf fêlée. La mâchoire a été redessinée, les yeux agrandis, et toutes les limites de couleur sont passées en fondus. Cette dernière règle n'a plus bougé depuis.
vers 29,5 hUn bord de truffe en créneaux, deux ailes1,6 h1,8 %7msg25itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le cuir de la truffe débordait sur le poil juste en dessous, en dents de scie, avec une démarcation gris-noir trop marquée. Sa bordure était crantée là où elle doit être continue. De trois-quarts, deux languettes de cuir dépassaient sur les flancs. Une bande crème traversait le dessus, et le poil ne reprenait pas tout de suite au bord.
Ce qui a été fait
Le contour du cuir est régularisé plutôt que coupé : rayon relevé angle par angle autour du centre, symétrisé, filtré à quatre harmoniques ; profondeur le long du museau filtrée en médiane sur les secteurs voisins ; lissage final au voisinage du bord. Les sommets rendus au poil reprennent la couleur de leurs voisins par diffusion, et le poil repousse jusqu'à 0,06 unité du cuir.
Le bord était d'abord en créneaux parce que la distance au cuir était rabotée à zéro à l'intérieur : son interpolation suivait le polygone des sommets, et le shader coupait le noir sur cette ligne brisée. Elle est devenue une distance signée, négative dans le cuir, puis lissée le long du maillage. Le pigment noir s'arrête maintenant à 0,003 unité du bord au lieu de 0,010, et aucun brin n'est dessiné au-dessus du cuir.
Restaient les deux ailes. Une découpe elliptique vue de face rabotait aussi le dessus de la truffe et laissait une aile détachée de trois-quarts, une coupe verticale laissait un trou. Le relevé explique pourquoi : vue de face, une de ces languettes est cachée derrière la truffe, à dix degrés au-dessus du centre, et recule le long du museau jusqu'à 0,707 quand tout le reste du bord s'arrête vers 0,78. Un contour de face ne peut pas la voir. Un filtre médian sur les secteurs voisins, lui, la traite comme le pic isolé qu'elle est.
2 intenses
Chapitre 5
La gueule et les dents
Où il en est
Pas de lèvres visibles : deux joues épaisses tombent sur les côtés et se rejoignent sous la truffe, et le bord de l'ouverture est l'ombre de leur bourrelet. La lèvre du bas est continue, le fond de la gueule assombri par une ombre calculée sommet par sommet. En parlant, les lèvres s'étirent, s'arrondissent ou se relèvent selon le son ; dans le rire, la gueule s'ouvre franchement.
Trente-six dents en arcade complète, testées contre la peau bouche fermée et entrouverte, et une langue aux côtés presque droits qui avance et se relève dans le rire. Pour une gourmandise, il mâchouille.
Limites connues
- Il ne tire pas la langue : la piste a été notée, jamais reprise.
Comment on y est arrivé
vers 24,3 h36 dents et une langue2,5 h2,8 %20msg41itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Une langue trop petite au milieu de la bouche, enfoncée dans le plancher. Des dents minuscules, deux petites dents du haut qui flottaient au fond, des rabats gris aux commissures.
Ce qui a été fait
Une arcade complète sur chaque mâchoire : crocs aux coins, six incisives entre eux, prémolaires le long de la mâchoire jusqu'aux molaires. Une langue redessinée, et des gencives en bande large et sombre.
Dans les sculpts, seuls les crocs étaient utilisables ; le reste des dents n'est qu'une coque fine et déchiquetée. Les crocs gardent donc la forme du sculpt, agrandis et posés aux coins de la mâchoire. Les incisives, les prémolaires (des lames plus longues que hautes, avec une pointe principale et de petites pointes à l'arrière) et les molaires sont des couronnes calculées, avec les carnassières nettement plus grandes.
La langue a demandé quatre essais. Calculée dent par dent, sa largeur suivait l'espace entre les dents, avec une forme découpée qu'on voyait bien d'en haut. Elle a désormais des côtés presque droits, touche les crocs du bas avec un bord légèrement relevé sans se rétrécir entre eux, s'arrête plus tôt, et finit par un bout épais et arrondi. Son rose est plus foncé, et le plancher à côté ne brille plus.
vers 29,3 hLa lèvre du bas, trop fine puis trouée9 min0,2 %5msg1itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Trois défauts autour de la bouche. La bande noire de la lèvre du bas était trop fine. Gueule ouverte, elle s'effaçait au milieu, sous les incisives, et ne se rejoignait pas d'un côté à l'autre. Et les moustaches du menton restaient en l'air, au niveau des dents du haut, au lieu de descendre avec la mâchoire.
Ce qui a été fait
La distance qui commande la largeur de la bande sombre est passée de 0,35 à 0,24 du côté de la lèvre du bas, ce qui l'épaissit. Le sillon sous la truffe est restreint au côté babine et la bande de gencive s'arrête plus tôt, ce qui rebouche le trou du milieu. Les moustaches du menton forment un groupe à part, accroché à l'os de mâchoire.
vers 34,4 hUne gueule moins éclairée30 min0,6 %1msg19itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
La lumière de face tombait en plein sur la langue et le palais : l'intérieur de la gueule était rose vif.
Ce qui a été fait
Une ombre calculée par sommet, qui décroît avec la distance à la ligne des lèvres et se renforce près des commissures. Jauge « Ombre au fond » à 0,92, relâchée à 0,3 quand la gueule s'ouvre grand.
1 soutenu 2 intenses
Chapitre 6
La fourrure et les couleurs
Où il en est
Une fourrure en couches, étalonnée sur les images, avec des jarres foncés semés dans le roux, un col de poil progressif et plus de deux mille poils de garde qui cassent le contour. Sur les pattes, le même roux, des brins deux fois plus épais et le bout blanc. Les réglages de couleur et de densité choisis au banc sont devenus les valeurs par défaut.
Comment on y est arrivé
vers 5,7 hCe qui faisait sommaire3,6 h4,1 %2msg49itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le nombre de polygones n'y était presque pour rien : fourrure en velours uniforme sans direction, couleurs posées par sommet, oreilles en triangles plats, yeux sans cornée pour accrocher la lumière, mouvements rigides.
Ce qui a été fait
Poil couché vers l'arrière avec des mèches, ras sur le museau, plus long à la collerette. Couleurs refaites et étalonnées, cornées bombées, ressorts sur les pointes d'oreille. Joues et cou qui suivent la tête avec un léger retard, babines qui rebondissent quand il parle, respiration, grain de cuir sur la truffe.
La tête était pâle, avec un cou blanc et des taches claires au crâne. Un outil de diagnostic a montré d'où venait chaque couleur : les sommets en bord de silhouette et tout le cou lisaient le fond gris des images ou le col de chemise, et ces deux gris passaient pour du crème. Les couleurs ne sont plus lues qu'à l'intérieur d'une silhouette rétrécie de quelques pixels, les zones qu'aucune image ne voit sont remplies en prolongeant leurs voisines, et le roux est étalonné en comparant, sommet par sommet, le rendu et l'image sous la même caméra. Choisi à l'œil, il ressortait pâle et jaune une fois passé sous la fourrure.
vers 17,8 hFourrure dense, col progressif, muscles2,4 h2,7 %10msg39itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Un col de poil réduit à une bande, alors que le poil doit s'allonger progressivement jusqu'au sommet du col. Un museau coupé au couteau. Pas assez de muscles pour les expressions. Une fourrure qui fait des amas là où le modèle est dense et doux, sans être brillant.
Ce qui a été fait
Col en renflement progressif dans le volume, avec un poil qui s'allonge en dégradé. Museau aux coins arrondis et à l'avant légèrement bombé. Six muscles : joues, babines, museau froncé, moue, sourcils froncés, front. Brins ronds et effilés, puis plus de contraste et des jarres foncés.
La fourrure des films d'animation se fait avec des millions de vraies mèches, poussées à partir de quelques milliers de poils guides, éclairées fibre par fibre, avec la lumière qui rebondit de poil en poil dans la masse. En temps réel, on approche tout ça avec des couches. Les nôtres avaient trois défauts : chaque poil était un petit carré présent ou absent, sans pointe ni bord adouci ; il était éclairé comme une surface mate ; et une variation aléatoire d'un brin à l'autre donnait du grain.
Les brins sont devenus ronds et effilés, avec des bords adoucis par le multi-échantillonnage. Le résultat est sorti trop lisse : on ne voyait plus les poils. Il a fallu étirer les cellules dans le sens du poil, remonter le contraste entre brins et semer 4,4 % de jarres, ces poils foncés qui donnent du relief au roux. Sous la lumière ambiante, le presque-noir tirait sur le gris-bleu ; il est passé au brun très sombre. Le reflet satiné qu'on donne d'ordinaire aux cheveux a été abandonné, le poil du personnage n'étant pas brillant, et les touffes ne restent que dans les oreilles.
Restait la bouche, et c'est elle qui a fait changer de base. Ce chien n'a pas de vraies lèvres visibles : deux joues épaisses tombent sur les côtés et se rejoignent sous la truffe en un trait vertical bien symétrique, et le bord de l'ouverture n'est que l'ombre de leur bourrelet. Des bourrelets taillés dans des sphères et des cônes n'y sont pas arrivés, trop minces d'abord, puis gonflés en boudin. Les images générées ne s'accordent pas entre elles sur cette zone, jusqu'à 0,15 unité d'écart sur la hauteur du coin du museau, et les formes simples n'ont pas la finesse nécessaire.
vers 46,2 hDes poils de garde6 min0,1 %1msg1itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le contour de la tête était trop lisse, avec un aspect de velours.
Ce qui a été fait
2 185 brins de garde, mis à jour en 0,28 ms par image.
1 rapide 2 intenses
Chapitre 7
Le costume
Où il en est
Un costume noir rayé, recalé sur le modèle et serré au cou, dont les rayures sont calculées et non peintes. Le tissu a des normales lissées, la poche est une pièce neuve avec un passepoil et un mouchoir plié en losange, et les boutons sont de vrais boutons de corne. Pantalon, chaussures richelieu et chaussettes complètent la tenue, et le bas de la veste se drape sur les cuisses quand il s'assoit. Sur le devant, la peau du cou est poussée contre l'intérieur du col : on ne voit plus à travers.
La cravate est celle du modèle. Sa zone a été tracée à la main, ses tranches sont peintes jusqu'à la chemise, et le chant des revers a retrouvé le tissu du costume.
Limites connues
- Une tache sombre et carrée, peinte dans la texture d'origine du pantalon, se voit sur la jambe croisée au fauteuil.
- Le nœud de cravate est celui du modèle, sans reprise.
Comment on y est arrivé
vers 31,1 hMonter le costume, ajuster le col2,2 h2,5 %11msg51itér.Intense
vers 31,1 h
Monter le costume
15 min0,3 %1msg12itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
La tête s'arrêtait sur une coupe de cou nue. Un sculpt de costume complet venait d'être fourni, dans son propre repère et à sa propre échelle.
Ce qui a été fait
Recalage sur le tissu du buste d'origine, décimation de 1,9 million à 86 314 faces, texture réduite en 2K et embarquée dans la page, accrochage à l'os racine. La fourrure du cou est masquée sous le col par une carte de hauteur du bord, et le dos du cou recoloré en roux.
Le recalage automatique cherchait une similitude complète, rotation comprise, et penchait le costume de 10,6° vers l'arrière pour épouser la coupe en biais du buste. Un torse se tient droit : la rotation a été retirée, il ne reste qu'une échelle et une translation. Le réglage fin est ensuite fait à la main, en visant le col sous le menton comme sur le buste d'origine : descendu de 0,55, avancé de 0,05, agrandi de 12 %.
vers 32,5 h
Le col, et le cou qui doit y entrer
28 min0,5 %2msg11itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Vu de face, la tête était posée sur le costume sans cou, le menton dans la chemise. Vu de dos et de trois-quarts, la nuque débordait sur la veste et le col disparaissait, devant comme derrière.
Ce qui a été fait
La tête ne bouge pas : son cou porte déjà, sous le menton, le rétrécissement qui est censé entrer dans le costume (périmètre 8,3 puis 7,1 unités vers le bas, constant ensuite). C'est le costume qui descend de 0,40 et recule de 0,30, ce qui remonte la tête par rapport à lui. Son col s'ouvre ensuite angle par angle, de ce qui manque au cou à cet endroit, jusqu'à 0,66 unité dans le dos ; devant, la gorge tenait déjà, la cravate et le V ne bougent pas.
La mesure prise avant de toucher quoi que ce soit dit pourquoi rien n'entrait : le col de chemise a été taillé pour une encolure de 1,5 sur 1,3 unité, celle du personnage fait 2,4 sur 2,1, et sa nuque se tenait 0,8 derrière le col. Le premier script descendait le costume de 0,45 et écartait son col de facteurs fixes, 1,40 sur les côtés et 1,45 à l'arrière. Le résultat enfonçait la tête dans le col : plus de cou visible du tout.
Trois variantes ont ensuite été construites et rendues sous les six mêmes angles : costume descendu seulement, descendu et reculé, puis la même avec un fondu plus long à l'arrière. Les deux premières laissaient une bosse de capuche derrière la nuque, là où l'ouverture est la plus grande. Le fondu arrière est passé de 1,2 à 2,0 unité.
vers 33,3 h
Poser la nuque sur le col
36 min0,7 %4msg13itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
La tête penchait en avant et sortait trop du costume, et le bourrelet de fourrure de la nuque flottait au-dessus du col au lieu de venir s'y poser en débordant un peu.
Ce qui a été fait
Le costume est recalé non plus à l'œil mais sur le buste d'origine, superposé image par image sous les mêmes caméras : facteurs 0,917 en largeur et en hauteur, 1,135 en profondeur, écart médian 0,038 unité. Le col redescend de 0,35 autour du vrai centre du cou, et le cou caché est rentré à l'arrière de 0,2 au plus, sous le bord du col seulement, pour que la fourrure retombe dessus.
La première vérification a levé un soupçon : la tête n'avait jamais été rétrécie. Ses sommets sont identiques au bit près depuis le montage du costume, et l'échelle du costume aussi. Ce qui avait bougé, c'était la position du costume et l'ouverture de son col.
vers 33,9 h
Un costume sur mesure
23 min0,4 %2msg7itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
L'ensemble avait l'air déformé et mal taillé, loin du costume classe du personnage. Le col bâillait sur les côtés vu de face, le nœud de cravate était étiré, et le tissu ondulait.
Ce qui a été fait
Quatre corrections, chacune sur une cause mesurée : la bande du col plaquée sur le cou à chaque hauteur, le déplacement du col lissé dans l'espace au lieu d'être appliqué point par point, le costume redécimé quatre fois plus fin avec une texture deux fois plus grande, et un léger repassage du maillage.
Le col bâillait sous son bord. Il n'était serré qu'en haut ; juste en dessous il s'évasait vers la veste, avec un écart de 0,26 à 0,47 unité au cou. La bande suit maintenant le cou à chaque hauteur, à 0,03 ou 0,04 près sur toute sa hauteur.
Le nœud et les pointes du col s'étiraient. Pour ouvrir le col, chaque point était poussé vers l'extérieur le long de son propre angle. Le nœud, posé sur l'axe, se retrouvait écarté en largeur et ses rayures s'allongeaient. Le déplacement est désormais calculé une fois sur le costume pleine résolution puis lissé dans l'espace, sur une grille de 0,04 avec un noyau de 0,18 : le nœud, les pointes et les crans de revers bougent d'un bloc, et seule la bande du col grandit.
Le tissu froissé venait de la page. Le costume y était décimé à 86 314 faces avec une texture de 2 048 pixels, alors que l'originale en fait 8 192. À cette finesse les rayures tenues bavaient. Il passe à 384 000 faces, quatre fois et demie plus fin, avec une texture de 4 096 pixels extraite directement du fichier d'origine. La page du banc pèse 32 Mo.
Et le modèle porte de petites bosses qui ne sont pas des plis, que la lumière de la page relevait en taches, les rayures ondulant dessus. Un lissage laplacien léger, à volume conservé, les efface sans toucher aux revers, au col ni aux poches.
vers 34,3 h
Des épaules, et un col serré
32 min0,6 %2msg8itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Les épaules tombaient : 0,94 de chute entre le col et l'épaule, contre 0,76 sur le modèle. Le col faisait entonnoir, le nœud et le haut des revers avançaient de 0,45 à 0,55.
Ce qui a été fait
Largeur réglée à part, relèvement du col limité à sa bande, hauteur du bord prise sur le modèle angle par angle. Dessus des épaules relevé jusqu'à 0,24, costume descendu de 0,25 au lieu de 0,35, cou caché rentré tout autour sur 6 122 sommets. Chute d'épaule mesurée ensuite : 0,71. L'écart de la face avant tombe à environ ±0,1.
vers 35,3 hLes rayures et le tissu≈ 1,0 h1,2 %7msg20itér.Intense
vers 35,3 h
Rayures redessinées, poche droite
49 min0,9 %2msg16itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le mouchoir et la poche ondulaient, les rayures étaient cassées et le trait trop clair, sans réglage.
Ce qui a été fait
La texture est nettoyée (ouverture puis fermeture morphologique, flou normalisé), puis les rayures sont redessinées par calcul sur une trame découpée comme une veste : deux devants, deux dos, deux moitiés de manche. Écart 0,105, trait 0,075. Le mouchoir peint et modelé devient une poche droite. Une jauge « Clarté des rayures » s'ajoute, de 0,12 à 0,8.
vers 44,1 h
Un tissu noir, une pochette en pointes
4 min0,1 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le tissu était trop clair et la pochette rectangulaire.
Ce qui a été fait
Tissu assombri, rayures plus discrètes et plus serrées (écart 0,092), pochette en trois pointes peinte dans le shader.
vers 50,8 h
Des traits blancs sur les revers
≈ 4 min0,1 %2msg1itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Des traits blancs restaient sur les revers, au bas de la cravate.
Ce qui a été fait
Le nettoyage de texture reconnaît désormais la cravate par ses îlots. 3 403 pixels changent, tous dans la zone visée.
vers 50,9 h
Un tissu qui ne se froisse plus
≈ 5 min0,1 %2msg1itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le maillage portait des plis gravés, jusqu'aux rayures de la cravate en relief.
Ce qui a été fait
Normales lissées au chargement, rayon 0,08 et 41°. À 60°, les boutons de manche fondaient ; à 26°, la cravate refroissait.
vers 49,1 hUn pantalon23 min0,4 %2msg16itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le costume n'avait pas de pantalon. Le fichier fourni compte 709 559 sommets, sans squelette.
Ce qui a été fait
Réduit à 20 000 faces, calé en hauteur et au ventre, rayures redessinées (57 par tour), rentré sous la veste et accroché à l'os du torse.
vers 50,3 hLa cravate, jusqu'à la zone tracée à la main≈ 1,1 h1,2 %21msg19itér.Intense
vers 50,3 h
Un rectangle clair sur la cravate
≈ 9 min0,2 %2msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Un rectangle clair sans rayures, à bord net, sur le bas de la cravate.
Ce qui a été fait
Le masque en forme de boîte est remplacé par une reconnaissance des îlots de texture de la cravate, sur leur part de demi-teintes (3 % au plus pour la veste, 11 % au moins pour la cravate).
vers 51,1 h
Des bandes de cravate régulières
≈ 15 min0,3 %4msg4itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le blanc des bandes débordait en lambeaux sur les pans de veste, et les bandes peintes ondulaient.
Ce qui a été fait
Critères d'îlots affinés, puis bandes calculées par le shader : angle, période, liseré et trois teintes. Masque au texel près.
vers 51,4 h
Le contour de la cravate
≈ 10 min0,2 %2msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les bords suivaient la peinture : dents de scie au nœud, bandes arrêtées avant les revers.
Ce qui a été fait
Contour 3D de la cravate relevé par tranches, largeur mesurée sur les bandes sombres. Puis le contour ne sert plus qu'au nœud, et la lame suit une parabole.
vers 51,9 h
Le pan de veste sur la cravate
≈ 10 min0,2 %6msg3itér.Intense
Ce qui n'allait pas
En bas, le pan gauche de la veste traverse la cravate en dents de scie ; peint comme la cravate, il laissait un espace sous les revers.
Ce qui a été fait
Déplacement des sommets essayé puis retiré, pan peint comme la cravate, contour prolongé sous les revers.
vers 52,0 h
Une cravate en ruban, retirée
≈ 6 min0,1 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
La cravate soudée restait sale.
Ce qui a été fait
Une lame séparée, grille de 86 sur 14, posée juste devant l'ancienne. Elle faisait faux à l'œil et a été retirée en v64 : la cravate du modèle revient.
vers 52,3 h
La zone tracée à la main
≈ 13 min0,3 %6msg4itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Les tracés du nœud ne coloraient pas, des taches blanches restaient sur la gauche de la cravate, le nœud et les bords du col n'étaient pas propres.
Ce qui a été fait
Les points tracés au banc deviennent de vrais polygones : lame lissée par tranche, nœud bâti en trois chaînes, sept points isolés écartés. Le pan de veste est traité sur toute la hauteur, et la chemise du devant est ramenée au blanc.
vers 53,4 h · v68 → v78La poche, le revers et le raccord1,4 h1,6 %5msg22itér.Intense
vers 53,4 h · v68
Une poche refaite, un mouchoir en relief
26 min0,5 %0msg9itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Au-dessus de la poche, le modèle avait sculpté un rabat mince posé sur la poitrine, en trois nappes superposées. Ses rayures ne se raccordaient pas à celles de la veste, et le mouchoir n'était qu'une tache peinte.
Ce qui a été fait
Le rabat est aplani puis repoussé derrière, et une pièce neuve prend sa place, dans le tissu de la veste. Son bord suit la hauteur du tissu voisin, ses rayures sont lues exactement sur les triangles d'à côté, l'intérieur est interpolé. Le mouchoir devient un objet en relief qui suit les mouvements de la veste : trois pointes, des plis, un ourlet.
vers 54,9 h · v76
Garder le revers, plier en losange
12 min0,2 %4msg3itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
L'aplanissement de la poche avait emporté le bord du revers en même temps que le défaut qu'il visait. Le mouchoir en trois pointes faisait dents de scie.
Ce qui a été fait
Le bord du revers est relevé rangée par rangée, et la zone aplanie s'arrête devant lui. Le mouchoir est replié en losange, sur une seule pointe.
vers 56,4 h · v78
Le raccord au-dessus de la poche
46 min0,9 %1msg10itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Au-dessus de la poche, une ligne horizontale se lisait comme un pli, et une bande en relief longeait le revers.
Ce qui a été fait
Le bord de la pièce colle à la veste, sans creux : hauteur et orientation sont lues sur le triangle de veste qui couvre chaque point, et la transition d'éclairage s'étale sur 8 cm. La zone aplanie part du creux réel du pli du revers, relevé ligne par ligne.
vers 55,1 h · v77De vrais boutons1,3 h1,4 %2msg15itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Les boutons de la veste et des manches n'étaient pas des objets : des bosses en forme de fleur, modelées dans le tissu et cerclées d'une ombre peinte.
Ce qui a été fait
Les bosses sont aplanies en gardant la courbure de la poitrine et des manches, la peinture est recouverte, et de vrais boutons prennent leur place : profil tourné avec un jonc et une cuvette, quatre trous et leur fil, corne sombre vernie. Deux sur la veste, deux sur chaque manche. Ils suivent les mouvements du tissu, et les rayures repassent droites autour.
vers 64,1 h · v90c → v95bLa cravate de profil et de biais2,1 h2,4 %8msg35itér.Intense
vers 64,1 h · v90c
La cravate vue de profil, un premier essai
29 min0,5 %2msg4itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
De profil, les flancs de la cravate, à gauche comme à droite, ne ressemblaient à aucun tissu.
Ce qui a été fait
Quatre recolorations des flancs ont été essayées : rayés, sombres, profonds, blancs. Toutes changeaient aussi la vue de face, et aucune n'a été gardée. La vraie cause n'apparaîtra que plus tard, en regardant depuis la bonne caméra.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 69,0 h · v94c → v95b
La cravate, enfin propre de biais
1,6 h1,8 %6msg31itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Vue de biais, la cravate montrait des traces blanches sur les côtés et débordait sur le pli de la veste, et chaque correction ne faisait que déplacer le défaut.
Ce qui a été fait
Un premier essai a aminci la cravate dans le maillage : elle perdait tout son volume, et l'essai a été annulé. Le diagnostic a ensuite été refait depuis la caméra réellement utilisée en direct, qui voit la cravate d'au-dessus. Deux causes sont apparues. Les tranches épaisses de la cravate étaient peintes en veste d'un côté et en chemise de l'autre ; elles sont peintes en cravate jusqu'à la chemise. Un contre-jour sans ombre traversait le torse et allumait les bords en bleu-violet ; il porte désormais une ombre.
Restait le fond du pli. Toutes les règles choisissaient la cravate par sa position, or à cet endroit la cravate du modèle est soudée au chant intérieur des revers, sans arête entre les deux. Ce qui les sépare, c'est l'orientation : une tranche de cravate regarde vers l'extérieur, le chant d'un revers regarde vers la cravate. Le chant reprend le tissu rayé du costume, et une comparaison pixel par pixel sur treize vues vérifie que rien d'autre n'a bougé.
vers 72,2 h · v97d → v97eLe cou contre le col58 min1,1 %3msg16itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Au ras du col, sur le devant, on voyait à travers le cou : quelques pixels sombres là où la fourrure de la tête aurait dû toucher la chemise.
Ce qui a été fait
Deux défauts se superposaient. Sans image de fond, la page derrière le personnage se voyait à travers la fourrure du cou, qui n'est jamais tout à fait opaque : le dégradé du fond est désormais dessiné dans la scène, et une dernière passe rend l'image opaque. Le second était un vrai jour : sous le menton, le cou se resserre alors que l'intérieur du col reste large, et il restait 6 à 13 cm de vide sur tout l'avant. Au chargement, la peau du cou est maintenant poussée contre l'intérieur du col, sous son bord et à l'avant seulement : 618 sommets, 18,7 cm au plus. Derrière, le poil reste posé sur le col.
Les curseurs de tête poussés à fond, penchée, tournée, levée ou baissée, ne rouvrent pas le jour. Dans la même passe, les dix réglages maison de la fourrure ont été rangés en trois attributs : c'est ce qui a rendu sa tête au personnage dans le logiciel de diffusion, comme le raconte l'encart sur le premier test à l'antenne.
2 soutenus 6 intenses
Chapitre 8
Les bras
Où il en est
Des bras articulés dans le costume par un squelette à part et une cinématique inverse à deux os : le coude est placé par un pôle, l'épaule suit quand la main monte. Au repos, il respire, porte son poids d'une jambe sur l'autre et se réajuste ; en parlant, il fait des gestes tirés au sort et décalés, avec un tempo propre à chaque phrase.
Il croise les bras, s'accoude à la table haute, pose les coudes sur son bureau et porte la main à son visage. Assis, il change de posture et pose l'avant-bras sur un accoudoir ; il lit l'heure en tournant le poignet vers ses yeux, l'index sur la tempe quand il fait le malin, et salue de la main. Les manches suivent le mouvement du bras sans que l'aisselle ne s'ouvre.
Limites connues
- Assis, les bras croisés restent hors du tirage des postures : la pose pensée debout se lisait comme s'il regardait sa montre, et la version assise attend d'être validée.
Comment on y est arrivé
vers 31,5 hArticuler les bras du costume1,0 h1,2 %0msg30itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le costume était un bloc immobile de 959 060 sommets, manches comprises. Un animateur qui parle beaucoup avec les mains, porte un cigare à sa gueule et lève un verre avait besoin de deux bras articulés.
Ce qui a été fait
Un squelette de treize os pour le costume seul, des poids calculés sur le maillage soudé, et une cinématique inverse à deux os dans la page : une cible par poignet, le coude placé par un pôle, la clavicule qui monte un peu quand la main monte. Les gestes de parole viennent du coude, bras près du corps ; le cigare et le verre prennent leur hauteur en levant le bras vers l'avant.
Les manches sont des tubes séparés du torse sous une certaine hauteur, et ne le rejoignent qu'à l'emmanchure : le maillage est d'une seule pièce, mais on peut le peser sans le découper. L'emmanchure reçoit des poids harmoniques, le col et la ligne d'épaule côté cou restent immobiles, sinon le tissu se déplaçait de 0,35 unité contre la gorge au moment du cigare.
Trois contrôles chiffrés, lancés à chaque version : l'étirement maximal des triangles, le nombre de sommets de manche qui finissent dans le torse, et la différence de rendu au repos entre la page d'essai et la page en direct. Après correction, le repos est identique au pixel près, à un bouton de cadrage et trois pixels isolés.
vers 42,8 hSix gestes et un comptage38 min0,7 %1msg8itér.Soutenu
Traité aussi dans les pattes.
Ce qui n'allait pas
Les pattes ne savaient faire que les gestes de parole, le cigare et le verre.
Ce qui a été fait
Un moteur de gestes à deux mains, où chaque geste porte sa forme de main et ses canaux du visage. Six gestes : stupeur, haussement, « oh ! », trinquer, six-seven, compter. Comptage de 1 à 10 en commençant par le pouce. Plus tard, doigts enroulés sur les joues, puis paumes tournées vers le haut dans le haussement, qui se lisait comme des mains levées. 60 images par seconde tenues.
vers 53,2 h · v67Des bras qui vivent, des mains qui parlent14 min0,3 %0msg4itér.Rapide
Traité aussi dans les pattes.
Ce qui n'allait pas
Au repos, les bras restaient figés. « Parler avec les mains » se résumait à quelques poses qui revenaient dans le même ordre.
Ce qui a été fait
Une couche s'ajoute aux rotations des bras, jamais à la cible du poignet : respiration, poids qui passe d'une jambe à l'autre toutes les 7 à 16 s, doigts qui s'étirent ou se referment à moitié toutes les 6 à 14 s. En parlant, sept postures sont tirées au sort et décalées à chaque fois, avec un balancement qui varie, un tempo et une énergie propres à chaque phrase, des pauses de réflexion et des gestes nommés : moulinet, pesée, pointer, compter. Sur une sonde de 150 s, aucune patte n'est passée à moins de 0,13 du costume.
vers 53,9 h · v69Les bras croisés28 min0,5 %0msg8itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Il ne pouvait pas croiser les bras.
Ce qui a été fait
Une posture tenue, à un bouton. L'avant-bras ne mesure que 1,99 pour un ventre qui avance de 2,2 devant les épaules : les coudes passent devant les flancs, l'avant-bras gauche derrière et bas, le droit devant, la patte droite drapée sur le bras. La pose a été remontée de 0,35 pour rester dans le cadre de l'antenne.
vers 79,3 h · v101« Malin », et lire l'heure60 min1,1 %6msg4itér.Intense
Traité aussi dans la montre, le verre et le cigare.
Ce qui n'allait pas
Pour « Malin », le coude partait à l'horizontale : l'avant-bras barrait le visage, et la manche tirée faisait une masse noire sous l'aisselle. Pour l'heure, il levait la montre sans la regarder, la tête tournée du mauvais côté.
Ce qui a été fait
« Malin » : le coude reste bas et en avant, l'index arrive à la tempe par-dessous, la patte s'écarte de la tempe avant de redescendre et le doigt se replie en chemin. La montre devient un geste à part entière, qui marche depuis toutes les postures et part sur « quelle heure » ou « en retard ». Les yeux partent vers le cadran les premiers, la tête suit en baissant, les paupières tombent comme pour lire ; le poignet pivote pour présenter le cadran à ses yeux, la patte se referme en poing détendu, et il reste immobile 1,8 s avant de relever les yeux. L'autre patte reste posée pendant qu'il lit.
vers 86,0 h · v103Saluer de la main29 min0,5 %2msg1itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Pour saluer, il n'avait que le petit signe qui part tout seul sur « bonjour ».
Ce qui a été fait
Un vrai coucou : la patte libre se lève à côté du visage, coussinets vers la caméra, doigts écartés, et l'avant-bras balance depuis le coude, trois allers-retours en 4 s environ. Le coude reste bas et en avant, la leçon de « Malin ». L'agent peut l'écrire dans une réplique. Vérifié depuis quatre postures, la patte est en haut en moins d'une demi-seconde, sans rien traverser. Le geste a servi à une courte vidéo où il dit « Hello World! » en saluant.
1 rapide 3 soutenus 2 intenses
Chapitre 9
Les pattes
Où il en est
Des pattes construites en volumes simples et mesurées sur une référence : cinq doigts articulés, un pouce raccourci avec sa base charnue, des griffes de chien courtes et usées qui se fondent dans le poil, des coussinets bornés par leur sillon. Le dessus est roux, le bout des doigts blanc, et le poil raccourcit vers les doigts. Le poignet sort de la manchette sans la toucher.
Chaque geste porte sa forme de main : le poing, les mains jointes, le comptage, la paume ouverte, le verre tenu contre la paume, le cigare glissé dans la fente entre l'index et le majeur. Posées sur les joues, les pattes restent dans le poil sans s'y enfoncer.
Limites connues
- En quittant les mains jointes, deux griffes se frôlent encore parfois, à 0,003, environ une fois sur trois passages.
Comment on y est arrivé
vers 36,1 hDes pattes importées, un poignet à l'échelle2,5 h2,8 %5msg60itér.Intense
vers 36,1 h
Des pattes tirées d'un fichier 3D
51 min1,0 %2msg18itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Aucune patte au bout des bras. Le fichier 3D fourni compte 979 991 sommets, sans texture : une patte à deux paumes.
Ce qui a été fait
Coussinets du dessus comblés, coussinets de paume et cinq griffes repérés (les seules parties minces). Décimation à 24 000 faces. Squelette de cinq doigts de deux ou trois phalanges, poids harmoniques, et neuf os adjoints aux articulations pour que le pli fasse un arc. Jauges : poil, pose forcée, fermer, écarter.
vers 37,0 h
Un poignet qui reste dans la manchette
33 min0,6 %0msg15itér.Soutenu
Traité aussi dans les bras.
Ce qui n'allait pas
Plier la main faisait sortir le poignet de la manchette : 720 sommets dehors pour 0,55 rad de flexion. L'intérieur blanc de la manchette se voyait, et le grand coussinet gardait une encoche crème.
Ce qui a été fait
Un os de poignet à la sortie de la manchette : il reste 83 sommets dehors à la même flexion. Paroi intérieure noircie, éclairage compris. Masque du coussinet recalculé en suivant le sillon qui l'entoure.
vers 37,6 h
Un poignet, et la bonne échelle
1,1 h1,2 %3msg27itér.Intense
Ce qui n'allait pas
La patte visait la caméra (161 à 174°), le poignet cassé de 34 à 43°, et le fichier finissait en moignon, sans poignet. Agrandie à 2,1, elle portait le cigare jusque sur le museau, et le relief du talon se prolongeait en stries le long du poignet.
Ce qui a été fait
Un poignet construit, en anneaux qui s'évasent. Échelle ramenée à 1,75, contour lissé, poil porté à 0,032 et peigné vers les doigts. La flexion du poignet est bornée à 29° en parlant. Les mains jointes se ferment sur la distance réelle entre griffes.
vers 38,7 hDes doigts articulés, une patte refaite en volumes2,0 h2,3 %7msg36itér.Intense
vers 38,7 h
Des doigts articulés
29 min0,6 %2msg7itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Les plis étaient larges de 0,04 à 0,12 pour des phalanges de 0,09. À fond, le pliage demandait 209° et le doigt s'écrasait en languette.
Ce qui a été fait
Marge des poids divisée par deux : plis de 0,02 à 0,05. Pliage plafonné en douceur vers 127°. Doigts en cascade, une jauge par doigt. Couches de poil des pattes passées de 12 à 19, le banc tient toujours 16,7 ms par image.
vers 39,1 h
Le dos de la main comblé, les doigts séparés
20 min0,4 %2msg4itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le dos de la main était creux comme une seconde paume, et les doigts formaient une moufle, sans séparation.
Ce qui a été fait
Dos relevé sur 1 507 sommets, sillons creusés entre les doigts jusqu'à 0,075, occlusion renforcée au fond. Poil ras dans les sillons, long sur le dos. Plafond de pliage porté de 0,64 à 0,9.
vers 39,5 h
Une patte reconstruite en volumes
47 min0,9 %1msg15itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le dos restait crème au lieu de roux, les griffes courtes, et les doigts impossibles à séparer : dans le fichier, ils se chevauchent dans le volume.
Ce qui a été fait
Deux essais de découpe par soustraction booléenne, puis abandon du fichier : la patte est construite en volumes simples par champ de distance (paume, talon, quatre doigts de trois segments, pouce, palmures, coussinets, griffes à part). Quatre maquettes grises, puis décimation à 24 000 faces. Mains jointes repoussées : de 50 images croisées à zéro.
vers 40,3 h
Un poignet à la mesure de la manchette
25 min0,5 %2msg10itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le poignet, 0,215 sur 0,24, flottait dans la manchette.
Ce qui a été fait
Un premier essai évasait le bas des manches : rejeté, les manches ne devaient pas bouger. L'ouverture de la manchette a donc été mesurée (0,27 à 0,36 selon l'axe, un peu décentrée) et le poignet reconstruit anneau par anneau à 0,29 sur 0,33. Aucun sommet ne dépasse le seuil de 0,36.
vers 40,7 hLes proportions et les couleurs≈ 1,6 h1,8 %5msg19itér.Intense
vers 40,7 h
Des proportions reprises à l'œil
≈ 52 min1,0 %1msg12itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
La forme générale y était, pas les détails.
Ce qui a été fait
Doigts centraux allongés, pouce et auriculaire abaissés, grand coussinet en cloche. Les griffes sortent du bout du doigt et non du dessus ; trop claires au rendu (luminance médiane 71 contre 46 sur la référence), elles sont foncées, leur teinte ramenée à environ 40 % de sa valeur. Mains jointes relevées : de 267 images croisées à 3.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 40,7 h
Le roux, le bout blanc, le poil de la patte
≈ 6 min0,1 %3msg1itér.Soutenu
Traité aussi dans la fourrure et les couleurs.
Ce qui n'allait pas
Le roux avait été éclairci vers le doré, le pelage de la patte se lisait comme du velours, et le bout des doigts n'avait pas de blanc.
Ce qui a été fait
Retour au roux de la tête. Dégradé presque blanc sur la fin du doigt. Brins deux fois plus épais, transitions de couleur élargies et bruitées.
vers 41,6 h
Des proportions mesurées
40 min0,7 %1msg6itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
La lecture à l'œil était fausse. Mesuré sur la référence, seul le majeur dépasse ; en v24 il était 35 % trop long et ses deux voisins 70 %. Largeur 2,71 fois le grand coussinet, contre 2,17.
Ce qui a été fait
Trois petits outils de mesure et d'aperçu sans Blender. Majeur ramené de 0,48 à 0,37, index et annulaire à 0,345, largeur 1,97. Nouvelle jonction entre doigts, bord des coussinets en champ continu, craquelures supprimées. Les griffes passent de 0,002 à 0,070 de l'autre patte en mains jointes.
vers 42,3 hLes griffes≈ 47 min0,9 %5msg10itér.Intense
vers 42,3 h
Des griffes de chien
13 min0,2 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Longues de 0,15 et effilées en aiguille, les griffes avaient un profil de félin.
Ce qui a été fait
Profil conique terminé par un dôme usé, crochet 0,22, griffe pincée sur les côtés. Sommets des griffes : de 915 à 1 405.
vers 49,5 h
Des griffes plus épaisses, qui sortent juste
≈ 22 min0,4 %3msg5itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Les griffes étaient trop longues et trop fines. Raccourcies, elles sortaient trop tôt de la peau, puis plus assez.
Ce qui a été fait
Longueur 0,14, base 0,05, hauteur de sortie réglée par un nouveau paramètre, enfoncement ramené de 0,035 à 0,022. Patte reconstruite : 14 642 sommets, 15 os.
vers 50,3 h
Plus de mouchetures derrière les griffes
≈ 12 min0,2 %1msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Des mouchetures sombres apparaissaient entre les brins, sur le dessus des doigts.
Ce qui a été fait
Diagnostic en peignant les griffes en rouge, puis la partie encore dans le poil prend la couleur de la peau la plus proche. Quatre fondus essayés.
vers 42,5 hDes doigts serrés, un pouce raccourci≈ 39 min0,7 %6msg15itér.Intense
vers 42,5 h
Des doigts rapprochés
11 min0,2 %1msg4itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les doigts restaient écartés de 0,08 au repos et de 0,3 en parlant.
Ce qui a été fait
Écart au repos de 0,08 à 0,03, écart en parlant de 0,3 à 0,06, pouce et auriculaire rentrés de 2°.
vers 43,4 h
Un pouce qui ressort
23 min0,4 %1msg6itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Aucun pouce ne ressortait comme sur une main.
Ce qui a été fait
Une base charnue, la peau entre pouce et index, une base abaissée et une flexion propre au pouce, qui se replie en travers de la paume.
vers 51,0 h
Un pouce raccourci
≈ 3 min0,1 %2msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
L'ergot des pattes mesurait 0,36 de long.
Ce qui a été fait
Longueur passée de 0,36 à 0,31, puis 0,27, avec deux reconstructions de la patte.
vers 51,6 h
Des doigts encore plus serrés
≈ 2 min< 0,1 %2msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Au minimum du curseur, les doigts restaient un peu écartés.
Ce qui a été fait
Le curseur « Écarter » descend à −0,8.
vers 44,5 h · v94aTenir le verre et le cigare52 min1,0 %2msg11itér.Soutenu
vers 44,5 h
Tenir le cigare et le verre
26 min0,5 %1msg6itér.Soutenu
Traité aussi dans la montre, le verre et le cigare.
Ce qui n'allait pas
Le cigare flottait sur le dos des doigts, et les doigts faisaient un poing à côté du verre.
Ce qui a été fait
Cigare pincé entre index et majeur, qui arrive à la bouche par le côté. Verre contre la paume, chaque doigt plié jusqu'au premier contact, pouce couché contre la paroi.
vers 67,4 h · v94a
Un cigare entre deux doigts
26 min0,5 %1msg5itér.Soutenu
Traité aussi dans la montre, le verre et le cigare.
Ce qui n'allait pas
Le cigare traversait la peau entre l'index et le majeur.
Ce qui a été fait
Une fente s'ouvre entre les deux doigts au chargement : la membrane, dont les sommets étaient partagés à parts égales entre les deux doigts, est séparée, et chaque moitié suit son doigt. Le poil s'écarte du cigare et se tasse autour.
vers 48,2 hDes pattes posées sur les joues≈ 44 min0,8 %4msg8itér.Soutenu
Traité aussi dans les bras.
Ce qui n'allait pas
Dans la stupeur, les phalanges du bout entraient de 0,4 à 0,6 dans la joue. La première correction a laissé 0,15 d'air.
Ce qui a été fait
Écart repris trois fois, griffes mesurées à part, point d'appui déplacé sur la peau, doigts légèrement cambrés. État final au pire : griffes à −0,069, bouts et paumes à quelques millièmes au-dessus de la peau.
2 soutenus 5 intenses
Chapitre 10
La montre, le verre et le cigare
Où il en est
Une montre en or jaune entière, au cadran d'émail bleu marine, dont l'attache passe sous la manchette, sur un bracelet de maillons rigides et réguliers qui s'affine jusqu'au fermoir. Un verre taillé au whisky ambré, sans réfraction, qu'il pose et reprend sur la table. Un vrai cigare, cape veinée, bague, cendre en couches et braise qui s'avive : il le porte à la commissure, tire deux fois et souffle sa fumée de côté.
Limites connues
- En très gros plan, les parois de la fente entre les doigts restent grises.
- Au bureau, en temps réel, l'avant-bras dépasse d'environ un centimètre du plateau quand il repose le cigare.
Comment on y est arrivé
vers 43,2 hUn verre taillé, une montre13 min0,2 %1msg5itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le verre était un simple gobelet, et la montre fournie n'était pas posée.
Ce qui a été fait
Un gobelet taillé, arêtes plus opaques et éclats sur les facettes, peints dans des textures, paroi foncée et whisky ambre. La montre est importée, réduite et posée au poignet gauche.
vers 44,9 hLa montre à sa vraie taille21 min0,4 %5msg3itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Posée à 0,56 de sa taille avec un bracelet aminci, la montre flottait autour du poignet, descendait sur la patte et suivait la bascule de la main.
Ce qui a été fait
Un maillon retiré de chaque côté, bracelet enroulé sur la section réelle du poignet, poil tassé dessous. Puis taille 0,95, sans jeu, le bas arrêté là où la patte s'élargit, et fixation à l'avant-bras plutôt qu'au carpe.
vers 45,7 hLa montre sur l'axe de l'avant-bras8 min0,1 %1msg1itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le cadran suivait la paume du squelette, décalée de 5° du vrai dos de la patte.
Ce qui a été fait
Taille 1,05, serrage −0,004, deux maillons retirés par côté. La montre ne suit plus que la torsion de l'avant-bras : 0° en flexion et en extension, 90° pour un quart de tour de la patte.
vers 46,5 hUne manchette posée sur la montre36 min0,7 %1msg8itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Coupée par un plan au bord de la manchette, la montre montrait sa tranche plate de côté.
Ce qui a été fait
Une table de 144 angles sur 26 positions, dans le repère de l'avant-bras, soulève la manche gauche seulement là où le boîtier dépasse. Le bord n'est jamais placé en retrait, la cavité ne s'élargit jamais. Recalcul en 0,27 ms.
vers 47,2 hLa réfraction du whisky, écartée4 min0,1 %1msgRapide
Ce qui n'allait pas
Le whisky ne réfractait pas.
Ce qui a été fait
Copie de l'image avant le verre, filtrée par la profondeur. Coupée.
vers 47,9 hLa montre resserrée d'un cran≈ 1 min< 0,1 %1msgRapide
Ce qui n'allait pas
Le bracelet laissait un jour entre deux maillons du côté court.
Ce qui a été fait
Serrage passé de −0,004 à −0,015.
vers 51,1 hUne montre entière contre la manchette≈ 13 min0,2 %4msg7itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
La montre apparaissait coupée en deux par la manchette ; entière, elle descendait sur la patte.
Ce qui a été fait
Échelle −10 %, jeu et section du bracelet réduits, distance mesurée sur le bord de la manchette côté dos, boîtier posé sur la pente du poignet, poil tassé. État final : 19 % du boîtier sous la manchette, cadran entier.
vers 51,6 hUn bracelet rond, un boîtier rigide≈ 12 min0,2 %5msg4itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le bracelet faisait un angle, puis ondulait, puis s'ouvrait sur les côtés.
Ce qui a été fait
Contour en série de Fourier, puis ellipse la plus serrée qui contient le poignet et boîtier rigide, puis aucun maillon retiré mais tous resserrés, enfin un départ dans l'axe du boîtier raccordé à l'ovale sur un maillon.
vers 61,5 h · v86 → v90Un vrai cigare, une pose assise qui respire1,2 h1,4 %1msg25itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le cigare était un simple cylindre, et une pose assise figée paraissait morte.
Ce qui a été fait
Un cigare construit pièce par pièce : coiffe arrondie, cape veinée en hélice, bague sans inscription, cendre en couches, anneau de braise qui s'avive quand il tire. Le bout se pose à la commissure, gueule entrouverte, et la fumée sort en filament. Assis, il respire des épaules, tapote sa cendre, pianote de la patte libre et balance le pied croisé.
vers 68,1 h · v94bTirer sur le cigare58 min1,1 %1msg12itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
En montant, le cigare traversait le museau sans que la gueule se referme dessus, et sa fumée ne ressemblait pas encore à celle d'un cigare.
Ce qui a été fait
Le geste est découpé en phases : la patte approche par en dessous, l'embout glisse dans l'axe jusqu'à la commissure droite, il tire deux fois, puis souffle la bouffée de côté. La braise rougit et frémit à chaque tirage, avec une ligne de feu ; la fumée part du bout, du flanc et de cette ligne. À aucun moment la patte ne passe à moins de 8 cm de la tête.
vers 75,1 hDe l'or, pas du cuivre3 min0,1 %2msgRapide
Ce qui n'allait pas
À l'antenne, la montre paraissait terne, presque bronze.
Ce qui a été fait
La cause était la teinte, pas la lumière. Sa texture est un beige mat, et l'éclaircissement d'avant poussait le rouge plus que le vert et le bleu : on obtenait un cuivre. Les parties dorées sont maintenant ramenées sur l'or jaune de référence, avec un gain plus fort en vert et en bleu qu'en rouge, en épargnant le cadran bleu marine. L'or devient entièrement métallique et un peu plus poli, et le cadran passe d'un miroir sombre à un émail brillant.
vers 88,0 h · v105Un bracelet en vrais maillons34 min0,6 %11msg2itér.Intense
Ce qui n'allait pas
À force de retouches, le bracelet de la montre était devenu biscornu : les maillons du fichier, déformés pour épouser le poignet, se pliaient en facettes.
Ce qui a été fait
Le bracelet est refait de zéro : plus aucun maillon déformé, mais de vraies pièces rigides posées en chaîne autour du poignet, avec un écart fixe entre deux goupilles. À chaque pas, une barre satinée sur toute la largeur et un maillon central poli, à peine en relief, à cheval sur la jointure. Le bracelet s'affine de l'attache au fermoir, une plaque cintrée sous le poignet qui rattrape le reste du tour. Le boîtier garde ses épaulements, qui s'affinent jusqu'à l'épaisseur du bracelet, et un cache couvre l'attache. Vérifié de près, de profil, à la caméra du direct et pendant qu'il lit l'heure : la manchette ne s'évase pas.
5 rapides 3 soutenus 4 intenses
Chapitre 11
Le clavier
Où il en est
Un clavier rétro à touches rondes, en cuivre brossé sombre, rangé de biais à sa droite. Découpé en 104 touches, il s'enfonce pour de bon sous les doigts : le texte se décode des touches pressées, majuscules et accents compris, et chaque frappe joue l'enregistrement d'une vraie touche mécanique, filtré comme s'il était loin du micro.
Quand il écrit dans le tchat, remplit un champ ou ouvre une page, il termine son geste, va chercher le clavier d'une main et le rattrape de l'autre, tape à huit doigts depuis la rangée de repos, les yeux sur l'écran du tchat, appuie sur Entrée, puis le garde quelques secondes devant lui avant de le remettre à sa place.
Limites connues
- Une patte couvre environ six touches : il tape l'espace à l'index, et ne sait pas taper Ç, », — ni €.
- Au-delà de 1,2 fois sa vitesse de base, des lettres sautent : il plafonne vers 50 mots par minute.
- La prise à une main et le clavier gardé entre deux messages sont prêts au banc, pas encore à l'antenne.
Comment on y est arrivé
vers 79,8 h · v100Un clavier sur le bureau1,2 h1,4 %9msg5itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Pour taper, il fallait d'abord un clavier sur le bureau.
Ce qui a été fait
Un clavier rétro à touches rondes, allégé de 207 000 à 45 000 faces, à sa taille réelle. Posé d'abord trop près, il se faisait traverser par les pattes au repos ; il recule à 15 cm devant le bout de ses doigts, puis va se ranger de biais, à sa droite, hors de ses mains : il ne s'en sert que de temps en temps. Trop clair, il semblait pris dans un projecteur ; sa couleur de base, un cuivre presque rose, est assombrie de moitié. Un banc de placement permet de faire glisser chaque objet sur le plateau, sa base collée au bureau, et d'en copier les réglages.
vers 81,9 h · v102Taper au clavier, touche par touche4,1 h4,7 %26msg15itér.Intense
Traité aussi dans les pattes et les bras.
Ce qui n'allait pas
Quand il écrivait dans le tchat ou ouvrait une page, rien ne bougeait : le texte apparaissait tout seul.
Ce qui a été fait
Il prend le clavier posé de biais sur le bureau, le ramène devant lui en le faisant glisser sous ses pattes, tape, appuie sur Entrée et le remet exactement à sa place. Le clavier est découpé en 104 touches ; chacune s'enfonce sous le doigt qui la touche, et le texte affiché au banc est décodé des touches réellement enfoncées, pas recopié. Les mains sont ancrées sur la rangée de repos, chaque touche va au doigt le plus proche, auriculaires compris, et la main roule vers le doigt qui frappe. La majuscule reste tenue tant que la même main tape, les accents passent par les touches mortes, et il garde les yeux sur l'écran du tchat avec un coup d'œil au clavier toutes les 5 à 9 s. Le son vient de vrais enregistrements de touches mécaniques, jamais la même prise deux fois de suite, filtré comme s'il était loin du micro.
Il a fallu dix versions. À deux index, il tapait juste quinze phrases sur quinze, mais penché sur le clavier comme un débutant. Avec plusieurs doigts repliés, la posture devenait étrange ; bras tendus et mains à plat, elle ne ressemblait toujours pas à quelqu'un qui tape. C'est la recherche en ergonomie qui a débloqué la posture : coudes au corps à angle droit, poignets relevés, doigts courbés au-dessus de la rangée de repos. Le vrai problème était la place du clavier, trop loin et de biais : il le prend désormais avant de taper.
Branchée sur l'agent, la frappe part quand il écrit dans le tchat, remplit un champ ou ouvre une page, dont il tape le nom de domaine. Le message n'apparaît qu'après la dernière touche, et dans le navigateur à l'écran, chaque lettre s'affiche à l'instant où il la frappe. S'il est en plein geste, il le termine avant de prendre le clavier.
vers 86,6 hPrendre le clavier, et le garder1,4 h1,6 %4msg10itér.Intense
Traité aussi dans les bras.
Ce qui n'allait pas
Pour prendre le clavier, les deux bras partaient ensemble, raides, les pattes pendantes, et ses yeux écarquillés fixaient un point vers le bas. Entre deux messages, il rangeait le clavier pour le reprendre aussitôt.
Ce qui a été fait
La patte droite va seule chercher le clavier et le tire par un bout ; il pivote en venant, et la gauche part en route le rattraper et le redresser. Une fois sur trois environ, les deux y vont, décalées, et au retour une main le repousse, ou les deux, au hasard. Les coudes s'ouvrent, les doigts se détendent en chemin, et la patte se pose sur le clavier et serre avant de tirer : le clavier ne bouge pas tant qu'il n'est pas tenu, puis il suit le bout des doigts. Le regard part avant la tête, la paupière descend avec lui, il cligne quand ses yeux changent beaucoup de direction, et pendant la frappe ses yeux suivent la ligne sur l'écran du tchat. Après la dernière touche, il garde le clavier devant lui 7 à 11 s : si un autre message arrive, il enchaîne sans le reprendre.
3 intenses
Chapitre 12
L'animation et la voix
Où il en est
La voix mène la mâchoire. Les fermetures des consonnes labiales tombent juste : elles sont calées sur l'horodatage que rend la synthèse vocale, caractère par caractère, avec un aligneur en repli qui en fermait déjà dix sur dix. Les lèvres prennent la forme du son 70 ms avant lui, la tête bouge avec la phrase, et une quinzaine d'actions courtes (rire, toux, éternuement, bâillement, frisson…) se calent sur le son lui-même.
Par-dessus, des moues et des gestes partent tout seuls sur certains mots : un salut sur « bonjour », l'index levé sur « attention », une moue curieuse sur « je me demande ».
Il choisit aussi ses gestes, par des balises glissées dans ses répliques, et ne reste plus inerte entre deux phrases : il jette un coup d'œil au tchat, hoche la tête sur la musique avec un air fier, tapote de la patte. Son moral, sur cinq crans, colore son visage en fond, et la régie peut lui donner une humeur le temps de quelques secondes.
Limites connues
- Il ne suit la musique qu'au bout de 18 à 25 s d'un morceau rythmé, et pas du tout sur un morceau en nappes : c'est voulu, un faux tempo se verrait davantage.
Comment on y est arrivé
avec l'étape voisineUne jauge d'expression qui ne faisait rientemps partagé1msgRapide
Ce qui n'allait pas
Le curseur « sourcils froncés » n'avait quasiment aucun effet à l'écran, et deux corrections successives ne l'ont pas rendu lisible.
Ce qui a été fait
Point d'action remonté sur le sourcil, masque plus court, déplacement porté de 0,06 à 0,09 unité et bombement de 0,035 à 0,05. Les plis entre les yeux sont multipliés par 1,7 dans le shader, et la jauge abaisse aussi l'intérieur des sourcils et un peu la paupière du haut.
La cause était mesurable. Le masque qui garde la couture des paupières continue est nul à moins de 0,33 unité du centre de l'œil, et le sourcil se trouve à 0,32 : le muscle était annulé exactement là où il devait agir. Amplitude relevée avant correction, 0,026 unité, sous une fourrure de 0,04.
vers 31,3 hLa voix mène la mâchoire8 min0,2 %0msg5itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Quand il parlait, la mâchoire suivait une oscillation décorative, sans rapport avec un texte ni avec un son. Rien ne permettait d'entendre l'avatar dire une phrase.
Ce qui a été fait
Un panneau « Voix » dans le banc. Le texte part au moteur de synthèse du direct, le son revient dans la page, et l'enveloppe du signal — mesurée par fenêtres de 10 ms, normalisée au 95e centile — pilote l'ouverture de la mâchoire. Les hochements de tête et les sourcils suivent l'appui des syllabes. Si la synthèse ne répond pas, la voix du navigateur prend le relais.
Relevé sur une phrase de 5,4 secondes : 32 ouvertures au-dessus du seuil, soit 6 par seconde, et 9 fermetures franches qui tombent sur les pauses. La mâchoire va de 0,00 bouche fermée à 0,60 grande ouverte, avec une moyenne de 0,30 et 68 % du temps passé ouverte.
vers 33,0 hLa gueule tirée du spectre de la voix20 min0,4 %1msg6itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
L'ouverture de la mâchoire suivait le volume du signal. Un « s », un « ch » ou un « f » l'ouvraient donc autant qu'un « a », alors qu'on les dit presque bouche fermée, et toutes les voyelles se valaient.
Ce qui a été fait
L'ouverture vient maintenant du spectre, par tranche de 10 ms sur une fenêtre de 32 ms. L'intensité voisée entre 90 et 1000 Hz dit s'il y a une voyelle et à quelle force ; le premier formant dit laquelle, estimé par le rapport d'énergie entre 550-1100 et 250-550 Hz, en logarithme, lissé sur 30 ms ; les sifflantes, reconnues à leur énergie au-dessus de 3,5 kHz, referment presque complètement. Deux curseurs sont apparus au banc, l'ouverture et l'avance en millisecondes.
Le calage a été mesuré de bout en bout sur l'image plutôt que sur la variable interne : gros plan figé, sans respiration ni clignement ni hochement, capture à 60 images par seconde, ouverture lue dans les pixels, puis corrélée au son réellement joué. Premier relevé, avec l'ancienne enveloppe : la gueule arrivait 22 ms après le son, corrélation 0,83. Second relevé, après le passage au spectre, l'avance portée de 40 à 70 ms et les hochements coupés : 4 ms, corrélation 0,52.
Les deux chiffres ne se comparent pas directement, puisque la façon de lire l'image a changé entre les deux. Ce que le second relevé donne de solide, c'est la décomposition : la mâchoire calculée précède le son de 29 ms, l'image suit la mâchoire calculée de 24 ms, et ce second nombre est la latence d'affichage. C'est lui qui fixe l'avance à donner.
Une dernière version est partie sur le banc à 33,3 h de travail, avec les fermetures sur les consonnes nasales.
vers 42,7 hUn vrai pli au front7 min0,1 %1msg8itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le froncement dessinait des rayures presque invisibles.
Ce qui a été fait
Un seul pli foncé, effilé vers le haut, avec une ombre plus large et deux bourrelets clairs.
vers 45,3 hUn aligneur pour fermer la gueule23 min0,4 %1msg7itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Tirées du seul son, les fermetures de la gueule sur les consonnes labiales tombaient 7 fois sur 10.
Ce qui a été fait
Un aligneur forcé (modèle de 0,98 Go) cale chaque mot du texte sur le son, en 0,21 s après le premier passage. Des règles passent du texte aux lèvres : fermetures, arrondis, étirements. Résultat : 10 fermetures sur 10. Le service tourne en local, 0,23 s aller-retour.
vers 47,7 hUn rire qui ouvre la gueule≈ 16 min0,3 %1msg5itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le rire ouvrait la mâchoire à 0,55 : une fente sur deux rangées de dents, un rictus, la langue au fond.
Ce qui a été fait
Mâchoire à 1,2, froncement presque retiré, un canal pour avancer et relever la langue, salves de « ha » à 4,6 par seconde avec un petit plongeon de tête.
vers 50,3 hUne voix externe branchée sur le banc≈ 15 min0,3 %4msg2itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le banc ne connaissait que la voix locale.
Ce qui a été fait
Un relais nginx ajoute la clé côté serveur : la page ne la voit jamais, trois routes seulement passent, et la requête doit venir du banc. La synthèse rend un horodatage par caractère, sur lequel la gueule se cale : 5 fermetures sur 5 sur la phrase d'essai. L'aligneur ne sert plus que de repli. Une voix personnelle est mise par défaut.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 50,5 hContent et curieux≈ 2 min< 0,1 %2msgRapide
Ce qui n'allait pas
Les préréglages « content » et « curieux » manquaient.
Ce qui a été fait
Deux canaux : tête penchée, sourcils asymétriques. Content sourit sans rire ; curieux penche la tête. Pendant les gestes posés sur le visage, la tête se redresse pour que les pattes gardent le contact.
vers 51,7 h · v66Des actions courtes, calées sur le son≈ 40 min0,8 %3msg10itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le personnage ne savait ni rire, ni tousser, ni éternuer, et sa parole restait mécanique : la gueule s'ouvrait et se refermait au même rythme, quel que soit le son.
Ce qui a été fait
Une rangée « Actions » arrive au banc : rit, tousse, éternue, bâille, soupire, se racle la gorge, renifle, clin d'œil, oui, non. Elles se posent par-dessus les gestes et la parole sans les interrompre. Pour tousser, il emprunte une main, la ferme en poing devant la gueule, puis la rend. Dans le texte à dire, une balise entre crochets fait jouer le son par la synthèse vocale, et l'action se cale sur ce son : chaque « ha » du rire, chaque quinte de toux, le « tchou » de l'éternuement.
Côté parole, les lèvres s'étirent sur i et é, s'arrondissent sur ou et o, se relèvent sur f, v et s. La forme est posée 70 ms avant le son. À chaque phrase, la tête se réoriente et le regard bouge ; il cligne et regarde de côté aux pauses, et les sourcils montent sur une question.
vers 54,3 h · v70 → v75Bâiller, pouffer, avoir le souffle coupé34 min0,6 %0msg17itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le bâillement tournait au rictus. La toux, rejouée en temps réel, posait le poing sur la truffe. Et au chargement de la page, la mise en place des bras croisés faisait traverser le ventre aux poignets.
Ce qui a été fait
Le bâillement est adouci : yeux fermés paisiblement, langue, sans rictus. Les salves de rire sont tirées au sort, deux actions s'ajoutent (souffle coupé, pouffe), et « Il parle » produit de vraies phrases de 1,8 à 6 s séparées de pauses. Les oreilles se dressent au début des phrases et suivent les appuis. La poche reçoit un passepoil en relief.
vers 64,6 h · v91Des gestes sur les mots, une tête qui bouge≈ 1,1 h1,2 %4msg21itér.Intense
Ce qui n'allait pas
En parlant, la tête restait presque droite, et les mains bougeaient sans rapport avec ce qui se disait. Avec l'humeur « content », les joues sautaient.
Ce qui a été fait
Quelqu'un qui parle hoche la tête sur les syllabes accentuées et l'incline d'une phrase à l'autre ; la recherche sur la prosodie visuelle le documente. L'inclinaison par phrase est renforcée, avec des hochements calés sur l'énergie de la voix et une retombée en fin de phrase. Quinze types de gestes partent sur des mots ou des expressions : l'index levé sur « attention », la main ouverte sur « tu vois », la paume sur la poitrine quand il parle de lui. Les joues ne sont plus pompées par la forme des mots quand un sourire est tenu.
vers 70,8 h · v96b → v97cDes moues et des gestes sur les mots≈ 43 min0,8 %3msg15itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Les expressions changeaient par boutons. En parlant, le visage ne réagissait pas au sens des mots.
Ce qui a été fait
Une moue curieuse passagère, de 2,6 s, tête penchée et sourcil levé, se pose par-dessus l'humeur du moment et part une fois sur deux sur « je me demande » ou « intéressant ». Puis viennent treize moues muettes : fier, méfiant, gêné, dégoûté, attendri, blasé, agacé, rêveur, aux aguets, mâchouille, ouh, confidence (il se penche vers la caméra), regarde le tchat. Les mains suivent : frisson, mains jointes, applaudissements, pouce levé, et cinq gestes au visage (la main au menton, chut, l'index à la tempe, la paume sur le front, il ajuste sa cravate). Chacun a son bouton et part tout seul sur ses mots.
vers 73,9 hDes gestes qu'il choisit lui-même8 min0,1 %2msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Ses gestes de bras ne partaient que sur certains mots prononcés, avec une part de hasard : trinquer sur « santé », le cigare sur « tranquille ». L'agent qui écrit ses répliques ne pouvait pas les choisir.
Ce qui a été fait
Treize gestes deviennent des balises qu'il peut glisser dans une réplique : le cigare, trinquer, lever son verre, la stupeur, les mains aux joues, hausser les épaules, réfléchir, chut, malin, la paume au front, ajuster sa cravate, six seven et compter jusqu'à dix. Le geste part juste avant le mot qui suit la balise, et la balise ne s'affiche ni à l'écran ni dans le tchat. Un geste en cours n'est jamais coupé : le suivant attend au plus 3 s, sinon il est abandonné.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 74,0 hOccuper les silences35 min0,7 %11msg2itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Quand personne ne parlait, il restait les mains posées sur le bureau. Il n'était pas figé (il respirait, clignait, sa patte pianotait de temps en temps), mais il n'avait rien à faire, et les 10 à 20 s entre un message du tchat et sa réponse se voyaient.
Ce qui a été fait
À chaque message du tchat, il jette un coup d'œil vers l'écran du tchat, en bas à sa droite : environ 18° de tête, les yeux seulement s'il parle, pas plus d'un toutes les 8 s. Sur la musique, il cherche le tempo et suit les morceaux rythmés au bout d'une vingtaine de secondes, en hochant la tête, en se balançant ou presque pas, avec un air fier tenu tout du long : menton relevé, yeux mi-clos, petit sourire. Sur un tempo entraînant, sa patte droite tapote parfois quelques mesures. Et les humeurs du visage (content, rieur, surpris, curieux, ennui, colère, triste, oreilles en avion) se lancent depuis la régie, pour environ 4 s.
vers 78,8 hUn moral qui change28 min0,5 %4msgSoutenu
Ce qui n'allait pas
Son visage ne changeait qu'avec les moues des mots. Seul, sans un message pendant vingt minutes, il gardait la même tête.
Ce qui a été fait
Un moral sur cinq crans (abattu, morose, neutre, content, ravi), que le modèle juge lui-même à chaque décision. Il voit son moral, depuis quand il l'a, et depuis combien de temps le tchat se tait. Ce qui compte vraiment peut le faire changer d'un coup ; une péripétie le fait glisser d'un cran ; sans raison, il revient vers neutre. Sur le visage, c'est une expression de fond qui glisse en quelques secondes, plafonnée pour qu'il ait l'air de trouver le temps long, pas de pleurer. Les moues des mots passent par-dessus, et, triste, il ne hoche plus la tête sur la musique. Chaque direct repart de neutre.
7 rapides 6 soutenus 2 intenses
Chapitre 13
Les décors et le corps assis
Où il en est
Quatre façons d'être à l'image : debout, accoudé à une table haute, au fond d'un fauteuil club, ou derrière un bureau de verre et d'acier en mode streamer, devant un salon nocturne ou de jour selon l'apparence de l'ordinateur. Pour chaque décor, le personnage ne bouge pas : ce sont la caméra, les lumières et le mobilier qui se placent autour de lui. Il a des jambes, un bassin et un ventre qui plient, et un drapé calculé au chargement pose sa veste sur ses cuisses.
À son bureau, il ne reste jamais immobile : il dérive d'un ou deux degrés, change de posture de lui-même, s'accoude, se cale contre le dossier, joue avec son siège. Une statue de requin et un clavier rétro sont posés sur le plateau.
Limites connues
- Pendant le fondu d'entrée à la table haute, un pied passe un instant sous le sol, hors du cadre.
- Au fauteuil club, le bas de la veste entre légèrement dans l'accoudoir, du côté que la caméra ne voit pas.
- Depuis la caméra du direct, l'avant-bras posé sur l'accoudoir passe derrière le bureau : l'appui ne se voit pas.
- La lumière de jour a été réglée d'après l'image du salon, jamais à l'œil au banc.
Comment on y est arrivé
vers 57,2 h · v80Accoudé à une table haute1,1 h1,2 %4msg21itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le personnage n'existait que debout, face caméra, sur un fond uni.
Ce qui a été fait
Une rangée « Décor » apparaît au banc. Un décor regroupe des accessoires, une posture des bras, un cadrage et une pose du corps. Le premier est un mange-debout de bistrot en marbre, laiton et fonte, plateau à 96 cm, entre trois et huit centimètres sous le coude (plus haut, l'épaule se hausse). Il s'y accoude, penché de 12°, le verre debout dans la patte. Le verre l'attend sur la table : il le prend en arrivant, le repose en partant, et boit une gorgée toutes les 35 à 75 s quand il ne parle pas.
Pour entrer dans un décor, le personnage ne bouge pas. Ce sont le décor, la caméra, les lumières et le reflet de la pièce qui se placent autour de lui, si bien que sa pose debout reste identique au bruit de rendu près. Le coude, lui, est une contrainte : posé sur le plateau, à la longueur du bras depuis l'épaule.
vers 58,3 h · v81 → v82Des jambes, des chaussures, deux fauteuils55 min1,0 %0msg19itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le costume n'avait pas de jambes articulées : impossible de l'asseoir.
Ce qui a été fait
Des os sont ajoutés au chargement (hanche, genou, cheville, et des articulations « demies » pour le pli), avec des poids calculés. Des chaussures richelieu sont construites dans la page, avec des chaussettes. Deux sièges suivent. Un fauteuil de gamer, avec un micro de studio sur perche, où il se penche de 4,5° vers le micro quand il parle. Un fauteuil club en cuir cognac capitonné, accoudoirs à volute et clous de laiton, cigare dans la patte droite, jambes croisées genou sur genou, le pied du dessus qui pend pointe en bas. La fumée monte en fil depuis la braise.
vers 59,2 h · v83Un bassin qui pivote1,4 h1,6 %1msg14itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Dans le fauteuil, tout le corps basculait d'un bloc depuis les épaules : rien ne pliait au bassin, rien ne s'enfonçait dans le coussin, et le buste en paraissait interminable.
Ce qui a été fait
Un os de bassin s'insère entre le torse et les hanches, son pivot dans le dos, sous le bouton du bas. C'est le bassin qui bascule, jamais le buste : bras, tête et montre gardent leur repère. Chaque décor règle sa bascule. Au fauteuil, il est assis au fond, le coussin creusé de 0,3 sous lui ; à la table, il prend un contrapposto, la hanche d'appui qui ressort. Le fauteuil gagne un dossier plus haut et plus large, et un cadrage plus bas.
Tous les gestes ont ensuite été rejoués dans les trois décors. La patte qui tient un accessoire le pose avant un geste qui la réclame (le verre sur la table, le cigare s'efface), puis le reprend 0,35 s après ; au fauteuil de gamer, la perche du micro se relève pendant un geste.
vers 60,6 h · v84 → v85Des plis qui tombent sur les cuisses56 min1,1 %5msg5itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Assis, le tissu se déchirait au bassin. La veste et le pantalon étaient partagés entre la jambe gauche et la droite selon le côté du corps : dès que les cuisses ne faisaient pas la même chose, le devant se fendait. Le bas de la veste tournait en plus autour de deux pivots à la fois.
Ce qui a été fait
Les poids passent en douceur d'une jambe à l'autre. Le bas de la veste est posé sur les cuisses par un drapé calculé une fois au chargement pour chaque décor : il se cale sur la surface lissée du pantalon, tombe, puis est lissé. L'ourlet repose sur les genoux, rien ne traverse plus le pantalon, et au fauteuil de gamer le drapé suit le buste quand il se penche vers le micro. Le coût par image ne change pas de façon mesurable.
vers 62,7 h · v90bUn dos qui se plie1,3 h1,5 %2msg8itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Assis, le buste restait d'un seul bloc des épaules au bouton du bas, sans jamais s'arrondir.
Ce qui a été fait
Une articulation de ventre, réglée par décor, qui fléchit davantage quand un bras est posé. À la table, les rayures de la veste suivent une courbe sur le côté au lieu d'un bloc penché. La fumée du cigare devient un filet continu.
vers 64,5 h · v91Un bureau pour poser les coudes≈ 45 min0,8 %2msg17itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Au fauteuil de gamer, il ne pouvait pas parler avec les mains : ses bras n'avaient rien où se poser.
Ce qui a été fait
Un bureau devant lui, au bord échancré. Assis droit, ses bras s'arrêtaient 13 cm avant le bord : il se penche donc en avant, du ventre et du buste, pour y poser les coudes. Au repos, les avant-bras sont à l'horizontale et les pattes pianotent ; en parlant, le coude reste posé et le poignet bouge autour. Le micro ne se lève plus pendant les gestes, seule une patte qui arrive dessus le pousse. Le fond du mode streamer s'installe derrière lui.
vers 66,4 h · v92Un bureau de luxe, et sa lumière38 min0,7 %6msg11itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le bureau était un plateau simple. La lumière du personnage ne collait pas au fond, la montre paraissait sombre, et passer d'une posture de bras à l'autre donnait des à-coups.
Ce qui a été fait
Cadre en acier brossé couleur canon de fusil, dalle de verre noir encastrée, filet de laiton, sous-main de cuir noir au grain fin. Le verre et l'acier reflètent la pièce du fond en flou, et les bras y portent leur ombre. La lumière devient propre au décor : principale chaude, contre-jour bleu côté baie vitrée, contre-jour ambre côté enseigne. Le micro passe à gauche, du côté opposé à la patte qui mène les gestes. Un geste de salut part sur « bonjour », « salut » ou « au revoir ».
vers 67,0 h · v93Un fauteuil de cuir22 min0,4 %2msg3itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le siège de gamer, noir et orange, jurait avec le nouveau bureau.
Ce qui a été fait
Un fauteuil de direction en cuir sombre, en vrais boudins cousus avec une surpiqûre claire : renfort lombaire, appui-tête sur une lame d'aluminium baguée de laiton, flancs d'aluminium poli d'un seul tenant, piètement en étoile. Le fond est remplacé par sa version retouchée, et le contre-jour tire légèrement vers le lavande pour suivre la lueur violette d'une affiche.
vers 74,0 hUn salon de jour20 min0,4 %3msg13itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le salon derrière lui restait nocturne, quelle que soit l'heure du direct.
Ce qui a été fait
Un second fond, le même salon en plein jour, cadré au pixel près sur le premier. Le décor suit l'apparence claire ou sombre de l'ordinateur et bascule par un fondu de 2,5 s, image mélangée et lumières interpolées, jamais d'un coup. La lumière de jour remplace le contre-jour lavande par un soleil doré qui entre par la baie ; l'enseigne au néon reste allumée mais pèse moins, et le personnage est éclairé plus fort, le fond de jour étant 2,3 fois plus lumineux. L'écran d'attente change de salon en même temps.
vers 75,2 h · v98Bouger sur son siège3,6 h4,1 %36msg58itér.Intense
Traité aussi dans les yeux.
Ce qui n'allait pas
Au bout d'un direct de 24 heures, on voyait qu'il ne bougeait pas d'un millimètre sur son siège. Les gestes pensés debout ouvraient les coudes en ailes au-dessus du bureau, un bras sautait près du bord, et ses yeux écarquillés paraissaient minuscules.
Ce qui a été fait
Une dérive permanente d'un ou deux degrés, plus calme quand il parle, et des postures tenues de 25 s à 1 min 40 : accoudé, mains écartées, penché, un bras sur l'accoudoir de chaque côté, calé contre le dossier. De temps en temps, il joue avec son siège, se recale ou s'étire. Comme pour les décors, c'est le plateau qui bouge autour de lui. Les trajets des bras sont d'un seul tenant, un bras part avant l'autre, le dos avant le siège, et les gestes conçus debout le font reculer son siège le temps du geste. Quand il écarquille les yeux, l'iris ne rétrécit plus que de 12 %, au lieu de 40.
Les accoudoirs ont demandé trois versions. Montés assez haut pour qu'on les voie depuis la caméra du direct, ils obligeaient le coude à partir en avant pour les atteindre : il finissait au bout du cuir, l'avant-bras flottant devant. Ses épaules sont trop basses pour un accoudoir aussi haut. Les accoudoirs sont donc redescendus à la hauteur où le coude se pose de lui-même, derrière l'épaule, l'avant-bras allongé sur tout le cuir. Le prix à payer : depuis la caméra du direct, ce bras passe derrière le bureau, et l'appui ne se voit pas.
vers 79,7 h · v99Une statue de requin sur le bureau9 min0,2 %2msg6itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le bureau était vide.
Ce qui a été fait
Une statue de requin en bronze, sous licence libre, vient s'y poser à sa droite, près du coude, la tête tournée vers lui. Le modèle est allégé à 0,6 Mo, puis placé hors du chemin des bras : sur une minute de gestes, le coude ne passe jamais à moins de 0,36 de la statue.
1 rapide 4 soutenus 6 intenses
Chapitre 14
Le banc et l'outillage
Où il en est
La visionneuse publiée a connu dix-neuf publications, jusqu'à 23,9 h de travail. Tout ce qui suit vit sur un banc d'essai local, dont l'overlay du direct charge une copie figée qu'il pilote par messages : trente images par seconde, ombres douces, occlusion ambiante, flou de mouvement, rendu à 1,5×, réglages retenus d'un chargement à l'autre, et un panneau de boutons pour chaque expression, action, geste et décor.
Tout est produit par script : Blender sans interface pour la géométrie, des planches de contrôle rendues sous l'angle des images, des sondes qui mesurent les contacts peau contre peau dans la page, et des captures en série pour juger un geste dans le temps.
À l'antenne, le plan est fixé au plateau, et la régie atteint enfin le personnage : gestes, actions, regards et humeurs partent d'un bouton.
Limites connues
- Le plan qui se pose d'un coup au rechargement, sans traverser la pièce, est prêt mais pas encore à l'antenne.
Comment on y est arrivé
vers 3,8 hLa visionneuse, puis la mâchoire en U1,9 h2,2 %3msg21itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Un rendu qui tienne la cadence d'un direct, et une page que l'overlay puisse charger telle quelle.
Ce qui a été fait
Une visionneuse three.js. Le modèle est exporté en glTF, la fourrure est simulée par des couches de coques transparentes empilées au-dessus de la peau, et chaque os est piloté depuis la page.
La chaîne était en direct pendant ce travail, donc le GPU restait à OBS. Les tests ont tourné dans un Chrome sans interface avec un rendu logiciel, piloté par script. Mesure faite plus tard sur GPU : 1,6 ms par image à la taille d'antenne avec 18 couches de fourrure.
vers 23,0 hLe banc d'essai, montré en direct1,3 h1,5 %15msg31itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Des réglages accessibles sans reconstruire la tête, une interface présentable à l'écran, et une page qui suive le travail pendant le direct.
Ce qui a été fait
Curseurs pour la teinte du roux, la fourrure, la taille de l'iris et de la pupille, le mat et le grain de la truffe, les moustaches. Expressions épinglées en haut, quatre onglets, un mode présentation et un mode allégé pour le rendu processeur. Page servie en local par un petit serveur Docker, rechargée à chaque nouvelle version en gardant les réglages en cours.
Les valeurs trouvées au curseur sont devenues les réglages par défaut : fourrure de longueur 0,04 en 27 couches à densité 120, roux #7d4a11, truffe mate à 0,7 avec un grain de 1,5, moustaches à 12 % d'opacité, fines et redressées. Les yeux ont rétréci, l'ancien minimum devenant le milieu du curseur, et le blanc de l'œil a été éclairci. Les points d'implantation des moustaches sont plus gros, moins noirs et irréguliers.
Pendant ce temps OBS diffusait. Aucun calcul n'est passé par le GPU : les vérifications tournaient en rendu logiciel, en priorité basse, sur une page d'essai séparée, et la page montrée à l'antenne n'était mise à jour qu'une fois l'essai validé. La version publiée de la visionneuse date de ce moment-là ; tout ce qui suit se voit sur le banc local.
avec l'étape voisineTourner la tête depuis le banctemps partagé1msgRapide
Ce qui n'allait pas
Le banc savait régler le pelage et les expressions, mais pas orienter la tête. Impossible de vérifier une correction de profil ou menton levé sans passer par un script.
Ce qui a été fait
Trois curseurs dans un groupe « Tête » : tourner, lever-baisser, pencher. L'orientation est lissée, puis partagée entre le cou et la tête.
avec l'étape voisineUne jauge pour toutes les moustachestemps partagé1msgRapide
Ce qui n'allait pas
La jauge des moustaches ne redressait que celles des coussinets. Les sourcils et le menton ne bougeaient pas.
Ce qui a été fait
Le même décalage et la même retombée s'appliquent aux quatre groupes. Contrôle par sonde : opacité à zéro, les quatre groupes disparaissent ; redressement de −0,3 à 0,6, les quatre bougent.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 44,2 hUne vidéo des gestes17 min0,3 %0msg4itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Aucune trace animée des gestes.
Ce qui a été fait
Une vidéo de 37,3 s capturée à 60 images par seconde, puis une version légère. Métadonnées de la montre nettoyées. Un nom de geste inconnu ne bloque plus la boucle d'image.
vers 45,8 h30 images/s, et ce qu'on en fait21 min0,4 %2msg4itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Le banc calculait 60 images par seconde alors qu'OBS diffuse à 30. Le poil n'avait pas de lustre.
Ce qui a été fait
Case « 30 i/s » cochée par défaut. Reflet de poil modulé par un bruit par brin, translucidité des oreilles, ressorts intégrés par sous-pas. Coût mesuré au bruit près.
vers 46,1 hDes ombres portées5 min0,1 %1msg1itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Aucune ombre : les pattes semblaient collées sur le visage.
Ce qui a été fait
Ombre douce sur une carte de 2 048, portée par les peaux seulement. Coût : 2 à 3 ms.
vers 46,3 hUn rendu à 1,5×7 min0,1 %2msgRapide
Ce qui n'allait pas
À la résolution d'OBS, une trame en grille apparaissait sur la fourrure.
Ce qui a été fait
Case « Rendu 1,5× », décochée d'abord, cochée par défaut ensuite. Coût mesuré au format d'OBS, de 7,6 à 10,2 ms en plan poitrine.
vers 47,1 hL'occlusion ambiante8 min0,2 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les creux étaient trop clairs : sous le menton, au col, sous les pattes.
Ce qui a été fait
Occlusion ambiante à mi-résolution, douze échantillons, flou qui respecte les bords, appliquée à la seule lumière d'ambiance. Réglage retenu 2,0 / 0,46, pour 1 ms.
vers 47,3 hLe flou de mouvement28 min0,5 %1msg9itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
À 30 images par seconde, les bouts de doigts sautent jusqu'à 64 px par image.
Ce qui a été fait
Flou de mouvement par tuiles, obturateur à 180°, actif seulement pendant les gestes vifs, pour 0,3 à 0,6 ms. Préchauffage des matériaux au démarrage, et un garde-fou qui coupe occlusion et flou en cas d'échec.
vers 47,8 hUn cadrage qui garde les gestes≈ 7 min0,1 %1msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les gestes sortaient du cadre ; le « six-seven » se jouait entièrement hors champ.
Ce qui a été fait
Caméra reculée et cible abaissée : la tête passe de 87 % à 66 % de la hauteur de l'image.
vers 49,6 hDes curseurs d'iris plus larges≈ 11 min0,2 %1msg3itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les curseurs d'iris et de pupille ne descendaient pas assez bas.
Ce qui a été fait
Minimum de l'iris de 0,7 à 0,4, de la pupille de 0,5 à 0,3.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 49,9 hLa montre en option, les réglages retenus≈ 11 min0,2 %1msg9itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
La montre ne pouvait pas être retirée, et les réglages du banc se perdaient au rechargement.
Ce qui a été fait
Une case « Montre » (le maillage reste créé, caché). Une seule clé de stockage local qui n'écrit que ce qui diffère du défaut, un bouton « Tout remettre par défaut » et une adresse qui ouvre la page à neuf.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 51,8 hTracer soi-même les bords≈ 4 min0,1 %4msg2itér.Soutenu
Ce qui n'allait pas
Il n'y avait aucun moyen de désigner les bords de la cravate à la main, ni de déplacer la vue.
Ce qui a été fait
Un mode « Tracer les bords de la cravate » : clic pour poser un point à gauche ou à droite, clic droit pour retirer, copier le contour. Déplacement de la vue activé.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 57,1 h · v79Un panneau de réglages qui défile5 min0,1 %1msg2itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Le panneau de réglages du banc ne défilait plus.
Ce qui a été fait
Il défile d'un seul tenant, avec ses onglets collés en haut.
Pas de capture conservée pour cette étape.
vers 67,8 h · v94aLes réglages choisis deviennent ceux du personnage16 min0,3 %1msg7itér.Rapide
Ce qui n'allait pas
Les réglages ajustés au banc (fourrure, roux, pattes, rayures, yeux, truffe, moustaches) ne vivaient que dans un navigateur. Les poils blancs des oreilles clignotaient et paraissaient épais.
Ce qui a été fait
Ces réglages sont relus et inscrits comme valeurs par défaut, et les boutons « Réinitialiser » y ramènent. Les brins des oreilles sont dessinés en largeur d'écran, avec un plancher d'un pixel : douze par implantation au lieu de cinq, deux fois plus fins, éclairés oreille par oreille.
vers 72,1 hDu banc à l'antenne55 min1,0 %9msg10itér.Intense
Ce qui n'allait pas
Le personnage ne vivait que sur son banc d'essai. Il devait entrer dans l'overlay du direct, plein écran au lancement, en vignette quand une page ou une vidéo s'affiche, et parler sur la voix que l'overlay joue.
Ce qui a été fait
Un pont relie les deux. L'overlay charge une copie figée du banc dans un cadre et la pilote par messages : préparer une phrase, la jouer, donner l'horloge, changer de décor, de cadre, lancer un mouvement. Le cadre ne joue aucun son ; il suit l'horloge du lecteur de l'overlay, si bien que la gueule, les actions et les gestes restent calés sur la lecture réelle. La copie figée ne se recharge jamais en plein direct, même quand le banc change. En vignette, il garde le plan du plein écran, réduit dans un coin.
Les premiers essais ont relevé trois défauts. La page gardait la marge de 8 pixels qu'un navigateur met par défaut, d'où un liseré blanc. Le banc démarrait avec la parole simulée cochée, et il remuait la gueule sans arrêt. Et avec un affichage à 40 images par seconde, le plafond à 30 n'en rendait que 20 ; le premier correctif comptait deux fois le temps reporté, ce qui aurait fait tourner ressorts et gestes plus vite que le temps réel. Un second cumul, pour le temps écoulé, règle les deux.
Restait la régie. Aucun de ses boutons n'avait jamais atteint le personnage : l'overlay enveloppait chaque message dans le nom du banc, puis le type de mouvement écrasait ce nom, et le banc jetait le message sans rien dire pendant que la régie affichait « Envoyé ». Le type voyage maintenant sous un autre champ, et l'enveloppe est écrite en dernier.
vers 73,8 hUn cadrage fixé au plateau25 min0,5 %11msg4itér.Intense
Ce qui n'allait pas
À l'antenne, le plan venait du banc : trop près, de face, le micro devant la gueule. Puis, une fois les postures du siège en place, le plan changeait d'un rechargement à l'autre, bureau en biais.
Ce qui a été fait
Le plan a d'abord été réglé en direct, en douceur : 8 % de recul, 8° de côté, la caméra plus haute, le personnage un peu à droite du centre et le pied du micro presque hors champ. Il a ensuite été défini dans le repère du plateau (bureau, siège, micro) et non plus dans celui du personnage. Il est reposé à chaque changement de cadre d'après la pose du plateau à cet instant : calé au fond de son siège ou accoudé, le bureau et le micro restent à leur place, et seul le personnage bouge.
Dernier défaut : à chaque rechargement, la caméra traversait la pièce avant de se poser. Le pont ne savait que la faire glisser, en 0,7 s, et le cadre arrivait avant le décor ; le premier glissement partait donc de la vue debout, sans bureau. Le plan se pose désormais d'un coup au premier affichage et après un changement de décor, et le glissement ne sert plus qu'entre le plein écran et la vignette.
11 rapides 3 soutenus 4 intenses
Coulisses · le premier test à l'antenne
La première fois, il est venu sans sa tête
Sur le banc d'essai, tout allait bien. Premier passage dans OBS, à l'antenne : un costume impeccable, une cravate rayée, une montre en or, des pattes… et à la place de la tête, deux globes oculaires qui flottent, une rangée de dents et quelques poils d'oreilles plantés dans le vide.
Tout tient dans un nombre, 16. Dans Chrome, le WebGL du Mac passe par Metal ; le navigateur intégré d'OBS passe encore par l'ancien OpenGL d'Apple. Chaque sommet de la tête portait 15 attributs : sa position, sa normale, sa couleur, ses os, et dix réglages maison de la fourrure (poil, humidité, babines, truffe, collerette…). Un GPU en accepte 16 au maximum par objet.
Les déformations du visage lisent en plus un compteur interne, gl_VertexID. Metal ne le compte pas comme un attribut ; l'OpenGL d'Apple, si. Quinze plus un, seize : le compilateur refuse le shader de la tête, et la tête s'efface avec toutes ses couches de fourrure. Les yeux, les dents et les pattes portent moins d'attributs, ils passent sans encombre.
Le nombre de shaders n'y était pour rien. La fourrure avait gagné un réglage à chaque version, et les derniers ont fait déborder la valise. Le remède relève du rangement : les dix réglages, groupés par quatre, tiennent dans trois attributs. La tête passe de 15 attributs à 8, et le rendu ne change pas d'un poil.
En chiffres
Équivalent API : chaque appel est compté au tarif public du modèle utilisé (4 $ par million de jetons en entrée, 20 $ en sortie, 0,20 $ en lecture de cache, 8 $ en écriture de cache d'une heure). C'est ce que ces appels auraient coûté au tarif public de l'API.
Le tableau des 101 étapes
| Étape | Chapitre | Début | Temps | Part | Msg | Itér. | Intensité |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Caler un volume sur des silhouettes | Tête | 0,0 h | 53 min | 1,0 % | 3 | 9 | Soutenu |
| Une tête qu'on peut animer | Tête | 1,3 h | 1,0 h | 1,2 % | 2 | 18 | Intense |
| Une passe de six heures sur tout le visage | Tête | 11,2 h | 6,7 h | 7,5 % | 1 | 98 | Intense |
| Changer de base pour le sculpt fourni | Tête | 20,2 h | 2,8 h | 3,1 % | 3 | 51 | Intense |
| L'arête autour des yeux | Yeux | 28,6 h | 43 min | 0,8 % | 4 | 7 | Soutenu |
| Le blanc des yeux dans la surprise | Yeux | 43,9 h | 5 min | 0,1 % | 1 | 2 | Rapide |
| Un iris plus petit, un reflet net | Yeux | 48,7 h | ≈ 8 min | 0,2 % | 2 | 3 | Rapide |
| Une tache au coin extérieur de l'œil | Yeux | 49,5 h | 4 min | 0,1 % | 1 | 3 | Rapide |
| Des oreilles qui tombaient vers le ciel | Oreilles | 0,9 h | 27 min | 0,5 % | 2 | 2 | Soutenu |
| Yeux en amande, oreilles en coque | Oreilles | 9,3 h | 1,9 h | 2,1 % | 5 | 28 | Intense |
| Mèches d'oreille, moustaches, coins des yeux | Oreilles | 26,8 h | 1,8 h | 2,0 % | 12 | 36 | Intense |
| Des oreilles moins roses | Oreilles | 47,9 h | ≈ 5 min | 0,1 % | 1 | 2 | Rapide |
| Un duvet dans les oreilles | Oreilles | 70,7 h | ≈ 43 min | 0,8 % | 13 | 15 | Intense |
| Museau, truffe et premiers yeux | Museau | 2,4 h | 1,4 h | 1,6 % | 5 | 17 | Intense |
| Un bord de truffe en créneaux, deux ailes | Museau | 29,5 h | 1,6 h | 1,8 % | 7 | 25 | Intense |
| 36 dents et une langue | Gueule | 24,3 h | 2,5 h | 2,8 % | 20 | 41 | Intense |
| La lèvre du bas, trop fine puis trouée | Gueule | 29,3 h | 9 min | 0,2 % | 5 | 1 | Intense |
| Une gueule moins éclairée | Gueule | 34,4 h | 30 min | 0,6 % | 1 | 19 | Soutenu |
| Ce qui faisait sommaire | Fourrure | 5,7 h | 3,6 h | 4,1 % | 2 | 49 | Intense |
| Fourrure dense, col progressif, muscles | Fourrure | 17,8 h | 2,4 h | 2,7 % | 10 | 39 | Intense |
| Des poils de garde | Fourrure | 46,2 h | 6 min | 0,1 % | 1 | 1 | Rapide |
| Monter le costume, ajuster le col | Costume | 31,1 h | 2,2 h | 2,5 % | 11 | 51 | Intense |
| Les rayures et le tissu | Costume | 35,3 h | ≈ 1,0 h | 1,2 % | 7 | 20 | Intense |
| Un pantalon | Costume | 49,1 h | 23 min | 0,4 % | 2 | 16 | Soutenu |
| La cravate, jusqu'à la zone tracée à la main | Costume | 50,3 h | ≈ 1,1 h | 1,2 % | 21 | 19 | Intense |
| La poche, le revers et le raccord | Costume | 53,4 h | 1,4 h | 1,6 % | 5 | 22 | Intense |
| De vrais boutons | Costume | 55,1 h | 1,3 h | 1,4 % | 2 | 15 | Intense |
| La cravate de profil et de biais | Costume | 64,1 h | 2,1 h | 2,4 % | 8 | 35 | Intense |
| Le cou contre le col | Costume | 72,2 h | 58 min | 1,1 % | 3 | 16 | Soutenu |
| Articuler les bras du costume | Bras | 31,5 h | 1,0 h | 1,2 % | 0 | 30 | Intense |
| Six gestes et un comptage | Bras | 42,8 h | 38 min | 0,7 % | 1 | 8 | Soutenu |
| Des bras qui vivent, des mains qui parlent | Bras | 53,2 h | 14 min | 0,3 % | 0 | 4 | Rapide |
| Les bras croisés | Bras | 53,9 h | 28 min | 0,5 % | 0 | 8 | Soutenu |
| « Malin », et lire l'heure | Bras | 79,3 h | 60 min | 1,1 % | 6 | 4 | Intense |
| Saluer de la main | Bras | 86,0 h | 29 min | 0,5 % | 2 | 1 | Soutenu |
| Des pattes importées, un poignet à l'échelle | Pattes | 36,1 h | 2,5 h | 2,8 % | 5 | 60 | Intense |
| Des doigts articulés, une patte refaite en volumes | Pattes | 38,7 h | 2,0 h | 2,3 % | 7 | 36 | Intense |
| Les proportions et les couleurs | Pattes | 40,7 h | ≈ 1,6 h | 1,8 % | 5 | 19 | Intense |
| Les griffes | Pattes | 42,3 h | ≈ 47 min | 0,9 % | 5 | 10 | Intense |
| Des doigts serrés, un pouce raccourci | Pattes | 42,5 h | ≈ 39 min | 0,7 % | 6 | 15 | Intense |
| Tenir le verre et le cigare | Pattes | 44,5 h | 52 min | 1,0 % | 2 | 11 | Soutenu |
| Des pattes posées sur les joues | Pattes | 48,2 h | ≈ 44 min | 0,8 % | 4 | 8 | Soutenu |
| Un verre taillé, une montre | Accessoires | 43,2 h | 13 min | 0,2 % | 1 | 5 | Rapide |
| La montre à sa vraie taille | Accessoires | 44,9 h | 21 min | 0,4 % | 5 | 3 | Intense |
| La montre sur l'axe de l'avant-bras | Accessoires | 45,7 h | 8 min | 0,1 % | 1 | 1 | Rapide |
| Une manchette posée sur la montre | Accessoires | 46,5 h | 36 min | 0,7 % | 1 | 8 | Soutenu |
| La réfraction du whisky, écartée | Accessoires | 47,2 h | 4 min | 0,1 % | 1 | 0 | Rapide |
| La montre resserrée d'un cran | Accessoires | 47,9 h | ≈ 1 min | < 0,1 % | 1 | 0 | Rapide |
| Une montre entière contre la manchette | Accessoires | 51,1 h | ≈ 13 min | 0,2 % | 4 | 7 | Soutenu |
| Un bracelet rond, un boîtier rigide | Accessoires | 51,6 h | ≈ 12 min | 0,2 % | 5 | 4 | Intense |
| Un vrai cigare, une pose assise qui respire | Accessoires | 61,5 h | 1,2 h | 1,4 % | 1 | 25 | Intense |
| Tirer sur le cigare | Accessoires | 68,1 h | 58 min | 1,1 % | 1 | 12 | Soutenu |
| De l'or, pas du cuivre | Accessoires | 75,1 h | 3 min | 0,1 % | 2 | 0 | Rapide |
| Un bracelet en vrais maillons | Accessoires | 88,0 h | 34 min | 0,6 % | 11 | 2 | Intense |
| Un clavier sur le bureau | Clavier | 79,8 h | 1,2 h | 1,4 % | 9 | 5 | Intense |
| Taper au clavier, touche par touche | Clavier | 81,9 h | 4,1 h | 4,7 % | 26 | 15 | Intense |
| Prendre le clavier, et le garder | Clavier | 86,6 h | 1,4 h | 1,6 % | 4 | 10 | Intense |
| Une jauge d'expression qui ne faisait rien | Voix | — | partagé | — | 1 | 0 | Rapide |
| La voix mène la mâchoire | Voix | 31,3 h | 8 min | 0,2 % | 0 | 5 | Rapide |
| La gueule tirée du spectre de la voix | Voix | 33,0 h | 20 min | 0,4 % | 1 | 6 | Rapide |
| Un vrai pli au front | Voix | 42,7 h | 7 min | 0,1 % | 1 | 8 | Rapide |
| Un aligneur pour fermer la gueule | Voix | 45,3 h | 23 min | 0,4 % | 1 | 7 | Soutenu |
| Un rire qui ouvre la gueule | Voix | 47,7 h | ≈ 16 min | 0,3 % | 1 | 5 | Rapide |
| Une voix externe branchée sur le banc | Voix | 50,3 h | ≈ 15 min | 0,3 % | 4 | 2 | Soutenu |
| Content et curieux | Voix | 50,5 h | ≈ 2 min | < 0,1 % | 2 | 0 | Rapide |
| Des actions courtes, calées sur le son | Voix | 51,7 h | ≈ 40 min | 0,8 % | 3 | 10 | Soutenu |
| Bâiller, pouffer, avoir le souffle coupé | Voix | 54,3 h | 34 min | 0,6 % | 0 | 17 | Soutenu |
| Des gestes sur les mots, une tête qui bouge | Voix | 64,6 h | ≈ 1,1 h | 1,2 % | 4 | 21 | Intense |
| Des moues et des gestes sur les mots | Voix | 70,8 h | ≈ 43 min | 0,8 % | 3 | 15 | Soutenu |
| Des gestes qu'il choisit lui-même | Voix | 73,9 h | 8 min | 0,1 % | 2 | 3 | Rapide |
| Occuper les silences | Voix | 74,0 h | 35 min | 0,7 % | 11 | 2 | Intense |
| Un moral qui change | Voix | 78,8 h | 28 min | 0,5 % | 4 | 0 | Soutenu |
| Accoudé à une table haute | Décors | 57,2 h | 1,1 h | 1,2 % | 4 | 21 | Intense |
| Des jambes, des chaussures, deux fauteuils | Décors | 58,3 h | 55 min | 1,0 % | 0 | 19 | Soutenu |
| Un bassin qui pivote | Décors | 59,2 h | 1,4 h | 1,6 % | 1 | 14 | Intense |
| Des plis qui tombent sur les cuisses | Décors | 60,6 h | 56 min | 1,1 % | 5 | 5 | Intense |
| Un dos qui se plie | Décors | 62,7 h | 1,3 h | 1,5 % | 2 | 8 | Intense |
| Un bureau pour poser les coudes | Décors | 64,5 h | ≈ 45 min | 0,8 % | 2 | 17 | Soutenu |
| Un bureau de luxe, et sa lumière | Décors | 66,4 h | 38 min | 0,7 % | 6 | 11 | Intense |
| Un fauteuil de cuir | Décors | 67,0 h | 22 min | 0,4 % | 2 | 3 | Soutenu |
| Un salon de jour | Décors | 74,0 h | 20 min | 0,4 % | 3 | 13 | Soutenu |
| Bouger sur son siège | Décors | 75,2 h | 3,6 h | 4,1 % | 36 | 58 | Intense |
| Une statue de requin sur le bureau | Décors | 79,7 h | 9 min | 0,2 % | 2 | 6 | Rapide |
| La visionneuse, puis la mâchoire en U | Banc | 3,8 h | 1,9 h | 2,2 % | 3 | 21 | Intense |
| Le banc d'essai, montré en direct | Banc | 23,0 h | 1,3 h | 1,5 % | 15 | 31 | Intense |
| Tourner la tête depuis le banc | Banc | — | partagé | — | 1 | 0 | Rapide |
| Une jauge pour toutes les moustaches | Banc | — | partagé | — | 1 | 0 | Rapide |
| Une vidéo des gestes | Banc | 44,2 h | 17 min | 0,3 % | 0 | 4 | Rapide |
| 30 images/s, et ce qu'on en fait | Banc | 45,8 h | 21 min | 0,4 % | 2 | 4 | Soutenu |
| Des ombres portées | Banc | 46,1 h | 5 min | 0,1 % | 1 | 1 | Rapide |
| Un rendu à 1,5× | Banc | 46,3 h | 7 min | 0,1 % | 2 | 0 | Rapide |
| L'occlusion ambiante | Banc | 47,1 h | 8 min | 0,2 % | 1 | 2 | Rapide |
| Le flou de mouvement | Banc | 47,3 h | 28 min | 0,5 % | 1 | 9 | Soutenu |
| Un cadrage qui garde les gestes | Banc | 47,8 h | ≈ 7 min | 0,1 % | 1 | 3 | Rapide |
| Des curseurs d'iris plus larges | Banc | 49,6 h | ≈ 11 min | 0,2 % | 1 | 3 | Rapide |
| La montre en option, les réglages retenus | Banc | 49,9 h | ≈ 11 min | 0,2 % | 1 | 9 | Rapide |
| Tracer soi-même les bords | Banc | 51,8 h | ≈ 4 min | 0,1 % | 4 | 2 | Soutenu |
| Un panneau de réglages qui défile | Banc | 57,1 h | 5 min | 0,1 % | 1 | 2 | Rapide |
| Les réglages choisis deviennent ceux du personnage | Banc | 67,8 h | 16 min | 0,3 % | 1 | 7 | Rapide |
| Du banc à l'antenne | Banc | 72,1 h | 55 min | 1,0 % | 9 | 10 | Intense |
| Un cadrage fixé au plateau | Banc | 73,8 h | 25 min | 0,5 % | 11 | 4 | Intense |
| Total, 101 étapes | 88,5 h | 100 % | 416 distincts | 1359 |
Un message qui touche plusieurs étapes compte dans chacune : la colonne additionnée dépasse donc les 416 messages distincts. Il en va de même pour les messages par chapitre.
Méthode
Le temps de travail. La conversation de la fabrique est relue en entier, entrées dédoublonnées et triées dans l'ordre. Une fois à l'antenne, le personnage a continué d'avancer dans d'autres conversations, menées pendant les premiers directs : seuls y comptent les passages consacrés au personnage, mis bout à bout sur l'axe sans jamais se recouvrir. Chaque intervalle entre deux entrées est rangé selon ce qui le termine : une réponse de l'IA (Claude, le modèle d'Anthropic), c'est du temps de génération ; le retour d'un outil, du temps d'outils ; un message envoyé ou une erreur de connexion, de l'attente, qui n'est pas comptée, pas plus que le temps passé à retenter après une coupure. On obtient 43,7 h de génération et 44,8 h d'outils.
Les messages. Seuls comptent les messages réellement écrits et envoyés, y compris ceux envoyés pendant un travail en cours ; les notifications automatiques, les reprises de contexte et les doublons sont écartés. Il y en a 416, répartis sur quinze jours. Chacun est rattaché à l'étape dont il parle, même quand il est arrivé pendant un autre travail.
Les étapes. Une étape couvre une ou plusieurs plages de l'axe, sans jamais en partager une. Quand deux sujets avançaient en même temps, chaque intervalle va au sujet que désignent les commandes et le texte qui le précèdent ; ces temps-là portent un « ≈ ». Les itérations comptent les reconstructions lancées pendant l'étape.
Les images. Ce sont les planches de contrôle produites pendant le travail, recadrées pour ne garder que le personnage. La première image de chaque chapitre est tirée de la capture finale. Les humeurs et le moral n'avaient laissé aucune image : leurs captures ont été rendues après coup, au banc.